MONTLAUX

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Comme beaucoup de villages de Haute-Provence, le village s’est d’abord établi en hauteur, sur un éperon barré, puis a migré vers le site actuel, plus accessible. L’ancien village et son donjon, le Vieux Montlaux, sont en ruines.

L’église paroissiale Saint-Jacques-et-Saint-Christophe est reconstruite en 1828.

Il subsiste les restes d’un moulin des moines chalaisiens, sur la route de Cruis.

CRUIS

Informations https://fr.wikipedia.org/wiki/Cruis

Cruis est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Ses habitants sont appelés les Cruissiens. Cruis a reçu le label « villages et cités de caractère ».

Le nom de la localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1060-1064 sous la forme Crois castrum, puis sous la forme de Crossio vers 1200, Crocis en 1207 et Crueys au XVIe siècle.

Il existe deux hypothèses principales sur l’étymologie de ce toponyme, qui reposent toutes deux sur un étymon gaulois :

soit le nom s’est formé sur l’étymon gaulois *croudi-, suivi de la désinence latine -os au sens de « champ dur », autrement latinisé en *crodiu-ou plus précisément *crōdio-           « terrain dur ». C’est le même mot que le gaulois latinisé crōdius « dur, cruel, mauvais » à l’origine des mots romans, dont l’ancien français croi « mauvais, méchant » et le provençal croi « dur, cruel ». Le mot gaulois remonte au protoceltique *croudis, qui explique aussi l’irlandais crúaid « dur, rude, cruel ». On retrouve cet élément dans des composés toponymiques comme Cruéjouls (Aveyron, *Crōdio-ialon) ou le nom de personne Crodius ;

Xavier Delamarre adhère à l’explication précédente, mais propose également une étymologie par le gaulois *croucā > *crūca « tertre, monticule », mieux attesté en toponymie que le précédent, mais moins assuré dans ce cas. Cruis remonterait éventuellement à une forme *Crocium (de Crossio vers 1200). L’apparentement avec le vieil irlandais crúach, le breton cruc et, plus loin, avec le germanique (vieux norrois hraukr, anglo-saxon hrēac) suppose aussi le sens de « tas, amas. »

Cruis – vestiges du cloître.

La présence d’une abbaye entraîne la création d’un village dès les alentours de l’An Mil, décrit comme fortifié dès 1060. Les maisons s’organisent autour des bâtiments du couvent. La communauté villageoise n’avait pas de seigneur laïc : l’abbaye était seigneur ecclésiastique du lieu et gérait la communauté. La congrégation des chanoines réguliers de Cruis est fondée au XIe siècle, l’abbaye Saint-Martin en étant le centre. Prospère, elle compte à son apogée 14 églises sous sa dépendance dans le diocèse de Sisteron. Mais la crise de la fin du Moyen Âge (Grande Peste et guerre de Cent Ans) provoquent son effondrement, effectif en 1456. Le long conflit qu’elle eut avec les évêques de Sisteron à propos du privilège d’exemption, est clos par le rattachement de l’abbaye à la mense de l’évêque de Sisteron (en 1456). L’évêque y installe sa deuxième résidence.

Administrativement, la communauté de Cruis relevait de la viguerie de Forcalquier et l’abbaye Saint-Victor de Marseille possède des biens à Cruis .

Le coup d’État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 17 habitants de Cruis sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie.

Il reste des vestiges du moulin à roue à eau des moines chalaisiens. Il se trouve un pigeonnier dont la particularité est un pignon incurvé.

La pierre de Cruis a été mise au jour à la limite de la commune de Montlaux, sur une éminence où se trouvent également quelques tombes médiévales. C’est un bloc de grès qui mesure 90 cm sur 90, elle est ornée d’un demi-cercle au centre, et de quatre figures animales dans les angles (un aigle et un lion à visage humain en haut, un basilic et un agneau (disparu) en bas). D’après l’inscription (Horologio) et le trou central qui a pu accueillir un style, la Pierre est souvent interprétée comme un cadran solaire. Si cela se révélait exact, ce serait un des très rares cadrans solaires médiévaux (ceux des cathédrales de Strasbourg et de Chartres datant du XVIe siècle). Cette utilisation n’est pas certaine : l’ornement semi-circulaire, plutôt que de servir à indiquer l’heure, a pu simplement servir de symbole du temps qui passe. Elle peut dater du XIe ou du XIIe siècle.

L’église paroissiale Notre-Dame-et-Saint-Martin Cette église paroissiale romane Saint Martin, est l’ancienne église d’une abbaye de moines augustins. Elle conserve quelques arcades du cloître, datant de la fin du XIIIème siècle.  Construite en forme de croix, elle fut longtemps prospère. Sa richesse exceptionnelle est sans doute liée à des conditions historiques uniques d’un diocèse qui possédait deux cathédrales : l’une à Sisteron et l’autre à Forcalquier et des évêques qui résidaient à Lurs… Cruis a probablement profité de cette rivalité qui dura trois siècles.

La nef est restée romane (peut-être du XIVe siècle), le bœuf de saint Luc est réutilisé dans la façade. Le chœur est du XVe siècle. Les chapiteaux de la façade sont à un tournant dans l’évolution des formes décoratives, au début du XVIe siècle, les crochets de la période précédente devenant des feuillages. L’église et les arcades du cloître (construit au XIVe siècle) sont inscrites à l’inventaire des monuments historiques.

Dans son mobilier, plusieurs pièces sont classées :

  • le très grand autel avec son immense retable du XVIIe siècle, en bois couvert de dorures, avec un antependium (devant d’autel) en cuir de Cordoue peint et repoussé, du XVIIe siècle (classé au titre objet) est signalé comme un ensemble « de toute beauté ». Il fait 6,2 m de large sur 7 m de haut : outre la partie centrale et les deux parties latérales, il comporte aussi deux ailerons et est recouvert de 4000 feuilles d’or ;
  • le tableau du Baptême du Christ, est une œuvre de Monticelli qui a peint aussi une toile représentant l’intérieur de l’église avec le retable;
  • la crèche remonte au milieu du XIXe siècle : les treize santons de 60 cm de haut sont classés ; https://paroissemontagnedelure.fr/2025-creche-de-cruis/
  • une fontaine de sacristie, en faïence de Mane, du XVIIIe siècle.
  • une sculpture : un bœuf ailé du XIIe siècle
  • un chapiteau du XIIe siècle
  • un bas-relief : les obsèques d’un moine du XIVe siècle

Parmi les autres œuvres:

  • une Descente de Croix, attribuée à Nicolas Mignard par L. Aubanel, restaurée par Martin Cadenet en 1845 et par Jean Bouchet peintre restaurateur des Musées de France et des Monuments Historiques;
  • un tableau représentant Marie-Madeleine : l’original est exposé dans la chapelle de gauche, et la copie est sur le retable. L’original est peint sur les deux faces. Ce tableau est découvert à l’occasion du remplacement des vitraux du chœur. Le dos du tableau représente un évêque regardant un soleil au pied d’un autel. L’œuvre au dos, appelée L’Évêque au soleil noir, date comme la Marie-Madeleine de la fin du XVIIIe siècle. Le personnage représenté sur le tableau est identifié comme étant saint Denys l’Aréopagite par Régis Bertrand de l’université de Provence. C’est en tout cas l’unique toile représentant cette scène, qui figure sur deux vitraux, l’un à Bourges l’autre à Chartres et des fresques à Aurons dans les Alpes-Maritimes ;
  • une huile sur toile : Retour de la Saint Famille de Jérusalem par L. Albanel (1861)

À l’est du village, se trouve la chapelle Croix-de-Lumière, construite en 1682.

: https://paroissemontagnedelure.fr/samedi-14-septembre-2024-fete-de-la-croix-glorieuse-a-cruis/

VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV EN France,

ET VISITE AU SIÈGE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ÉDUCATION, LA SCIENCE ET LA CULTURE (UNESCO)

17h00 Adoration eucharistique à l’église de Banon

18h00 Messe

19h00 repas partagé au presbytère – Apportez un plat salé et sucré + vos couverts et assiettes – le père Ernest préparera un plat africain, et selon ses dires : il se mangera en pleurant, apportez aussi vos mouchoirs !!!

20h00 échanges

21h00 Veillée du pape

Programme complet de la visite du pape :

Vendredi 25 septembre 2026

  • 10h00 : Arrivée à l’aéroport international de Paris/Orly
  • CÉRÉMONIE DE BIENVENUE
  • 11h00 VISITE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE à l’Élysée
  • 11h45 RENCONTRE AVEC LES AUTORITÉS, LA SOCIÉTÉ CIVILE ET LE CORPS DIPLOMATIQUE à l’Élysée
  • 15h00 VISITE À L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ÉDUCATION, LA SCIENCE ET LA CULTURE (UNESCO) au siège de l’UNESCO
  • 17h15 CÉLÉBRATION DES VÊPRES AVEC LES ÉVÊQUES, LES PRÊTRES, LES DIACRES, LES PERSONNES CONSACRÉES ET LES SÉMINARISTES à la cathédrale Notre-Dame de Paris
  • 21h00 VEILLÉE DE PRIÈRE AVEC LES JEUNES au « Stade de France » de Saint-Denis

Samedi 26 septembre 2026

  • PARIS –
  • 09h00 VISITE AU CENTRE D’ACCOMPAGNEMENT ET D’INTÉGRATION SOCIALE MAISON BAKHITA
  • 10h15 RENCONTRE AVEC LES MEMBRES DE L’ASSEMBLÉE SYNODALE PROVINCIALE, LES CATÉCHUMÈNES ET LES NÉOPHYTES à l’« Institut catholique de Paris »
  • 15h00- 17h00   MESSE « Place de la Concorde »
  • LOURDES
  • 19h40 PRIÈRE À LA GROTTE DES APPARITIONS DE MASSABIELLE au Sanctuaire Notre Dame de Lourdes

Dimanche 27 septembre 2026

  • LOURDES
  • 09h00 RENCONTRE AVEC LES ÉVÊQUES DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DE FRANCE dans l’hémicycle « Sainte-Bernadette » du sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes
  • 11h00 MESSE à la Prairie du sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes
  • 15h30 RENCONTRE AVEC LES ANIMATEURS ET LES PERSONNES ACCUEILLIES PAR L’ACCUEIL NOTRE-DAME au sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes
  • 16h45 RENCONTRE PRIVÉE AVEC LES RELIGIEUSES DE VIE CONTEMPLATIVE au Monastère du Carmel de Lourdes
  • 21h00 PRIÈRE DU SAINT ROSAIRE ET PROCESSION AUX FLAMBEAUX au Sanctuaire Notre Dame de Lourdes

Lundi 28 septembre 2026

  • METZ
  • 09h20 Arrivée à l’aéroport international de « Metz-Nancy-Lorraine »
  • 10h00 RENCONTRE INTERRELIGIEUSE au Centre des Congrès Robert Schuman de Metz
  • 11h00 RENCONTRE « AUX RACINES DE L’EUROPE POUR LA PAIX ET L’UNITÉ » au Centre des Congrès Robert Schuman de Metz
  • 16h00 MESSE à la cathédrale Saint-Étienne
  • 18h30 CÉRÉMONIE DE CONGÉ à l’aéroport international de « Metz-Nancy-Lorraine »

Prière pour accueillir le pape Léon en France du 25 au 28 septembre 2026.


Seigneur notre Dieu,
Toi qui ne cesses de semer en nos cœurs
le désir de vivre dans la justice et la paix,
nous te rendons grâce pour la visite
en France et à l’Unesco
de notre Saint-Père, le pape Léon XIV.

Bénis son voyage apostolique.
Prépare nos cœurs à l’accueillir avec joie.
Donne-nous de recevoir ses paroles avec confiance.
Apprends-nous à servir la magnifique humanité que tu as créée.
Fortifie notre foi, affermis notre espérance, stimule notre charité.

Par l’intercession de Notre-Dame et de tous les saints de France,
fais de nous des artisans d’unité, pour que le monde ait la vie.
Que le voyage apostolique du pape Léon XIV
porte des fruits abondants et heureux
pour l’Église, notre pays et le monde.
Toi l’Auteur de la vie pour les siècles des siècles. Amen

Ongles

Le village d’Ongles, qui abrite de nombreux lieux de mémoire (exposition permanente consacrée au harkis) est dominé par le site primitif de Vière où on peut admirer les vestiges restaurés de l’église romane Saint-Barthélémy et du village médiéval abandonné. Il est situé à 613 m d’altitude.

Le site originel du village est le hameau ruiné de Vière qui a pu être occupé jusqu’au Bas-Empire romain.

Le nom du village, tel qu’il apparaît dès 1073, serait une comparaison de la forme du rocher où le Vieux Ongles était construit avec un ongle. Il est mentionné sous les formes Castrum d’Ungula en 1073, hospitalis de Ungula en 1274.


Sur la colline de Vière, se trouve le village médiéval primitif qui domine le village actuel. L’église romane (XIème siècle et XIIème siècle ) Saint-Barthélemy est dévastée durant les guerres de religion, restaurée au début du XVIIème siècle, puis définitivement ruinée et abandonnée au XIXème siècle (1835). Elle présentait l’originalité pour la région de posséder un transept. Directement accolé à l’ouest de cette église, se trouve un ermitage, dont la porte orientée au sud est surmontée d’une pierre ornée d’une croix sculptée en remploi datant de l’époque mérovingienne.

Le site est classé sur une superficie de 129 hectares en août 2013. Une intervention récente a permis à la commune de conserver et fixer les ruines imposantes de cet édifice médiéval. Ce projet d’envergure prévoit encore des phases de mise en œuvre pour finaliser complètement la valorisation du lieu.
Autour de l’église de Vière, ensevelie sous la végétation subsistent quelques traces du village primitif ; anciennes rues, substructions, etc. Projet de restauration en cours.

L’un des oratoires d’Ongles date du XVIIe siècle : orné d’une plaque émaillée, c’est l’un des plus vieux de la région.


Dans le village actuel, le château fut construit en 1670 par le seigneur protestant d’alors (famille de Lignon). Il sera vendu en 1726 et agrandi par une chapelle, installée dans son vestibule (église paroissiale actuelle). Il devient ensuite propriété communale au début du XIXème siècle, il abrite actuellement la MHeMO (La maison d’Histoire et de mémoire d’Ongles).Dans le hameau central a été créée la Maison d’histoire et de mémoire d’Ongles (MHeMO) qui abrite l’exposition permanente intitulée « ils arrivent demain… » relatant l’histoire d’une vingtaine de familles de harkis arrivées dans le village le 6 septembre 1962.

Photos de l’église paroissiale

Le village d’Ongles c’est aussi plusieurs hameaux dont le plus important, est le Rocher, et son église romane Notre-Dame, (excentrée) dévastée durant les guerres de religion et reconstruite au XVIIe siècle.

L’église Notre-Dame, au Rocher d’Ongles, est construite au XIIe ou au XIIIe siècles. Elle a été appelée Notre-Dame de Pitié, du Revers, de Revots ou de Benonos.

Il subsiste de l’état original le chevet, le mur nord, une partie du mur sud. Le mur sud et la voûte, en berceau brisé, datent du XIIe siècle. La nef comprend trois travées, débouchant dans un chœur à chevet plat. L’ensemble est fait d’un appareil petit mais régulier, sans être monotone selon Daniel Thiery. La seule porte est au sud, et daterait du XVIIe siècle. Le clocher date de 1862. Son chœur est entièrement recouvert de peintures du XVIIe siècle, la voûte étant peinte au siècle suivant, dont un tableau représentant la Présentation au Temple et saint Michel, du XVIIe siècle, classé monument historique au titre objet. À proximité se trouve un bâtiment construit en 1866, qui a servi d’école de filles puis de presbytère.

Source AdLhttps://www.tourisme-alpes-haute-provence.com/patrimoine-culturel/ongles/apidae-village-d-ongles-5538833/