Petit historique, tiré du livre de monsieur Lombard
En 1765 : Sr Imbert consul de l’année dernière a payé 2 livres pour une croix qu’il fit faire à la montagne de Banon, en remplacement de celle qui avait dépéri.
Retraite de 1893.
L’an de Notre-Seigneur 1893, et le 3 avril après une retraite de 15 jours prêchée par le père Tardif, missionnaire, apostolique et dont le résultat a dépassé nos espérances, nous avons inauguré une nouvelle croix sur le coton qui domine le pays, appelé Crous de Banon. Dans les premiers jours du mois de septembre de l’année précédente, à la suite d’un violent orage, la croix qui dominait ce coteau avait été brisée par la foudre. Il était temps de la remplacer, la population du pays et celle des pays voisins le demandaient. Une grande croix pesant environ 700 kilos, prise dans un chêne fourni par Mme de Bellegarde, traînée au haut de la montagne par les chevaux de monsieur Lauthier et M Lanflé, dressée par le soin de quelques hommes de bonne volonté. Et scellée gratuitement par le maçon Marius Degrandy deux jours à l’avance, attendait la bénédiction solennelle. Le lundi de Pâques àtrois heures de l’après-midi, en présence d’une foule nombreuse et après une allocution ardente et patriotique faite par le père missionnaire, avec la permission de Monseigneur l’évêque, nous avons béni cette croix monumentale qui domine toute la contrée, en présence de plusieurs prêtres voisins. Nous avons remercié notre missionnaire et lui avons adressé nos adieux
3 avril 1893. Isnard curé doyen.
Abattue une nouvelle fois en 1912, elle fut remplacée par M Arioste. Cette croix, à son tour, tomba de vétusté en 1963. La nouvelle croix de bois, érigée en 1964 ne résista pas longtemps. En 1973, la grande croix de fer que l’on voit actuellement fut construite par Lolo et aimée Martel. Alors en 2000, elle fut illuminée.
Article de journal
Au début du 20e siècle, une petite croix trônait en haut du « groupe de Bane » comme un oratoire que les prêtres allaient honorer à l’occasion des processions. À cette époque, le curé-doyen de Banon, Joachim Arioste, soutenu par Monsieur Martel et Éloi Savoillan, envisage la construction d’une chapelle sur cette colline typique d’où l’on peut admirer le village tout entier aussi bien que la région de Lure au Ventoux. Ce projet devant être abandonné, une grande croix en tronc d’arbres, est alors érigée, toujours sous l’égide de M Arioste et de ses fidèles amis.
Dans les années 50 les caprices météorologiques en viendront à bout et inciteront « Lolo » et « Mémé » Martel à en fabriquer une autre, en grosses poutres, qu’ils érigeront après l’avoir montée à l’aide d’un GMC, toujours avec Éloi Savouillan et quelques autres amis.
En 1973, hélas – le bois, qui est certes au grand air, mais sans sa sève, n’est pas éternel- la croix s’écroule. Les Frères Martel en fabriquent une autre, à l’aide de gros IPN, qu’ils iront mettre en place avec leur fameux « tube » Citroën de dépannage.
Quelques années après, Louis Martel décide d’illuminer cette croix pour les fêtes de Noël et de Nouvel an et d’en faire une surprise pour tout le monde. Au dernier moment, il fait tout de même part de son projet au maire de l’époque, Jacques blanc, qui l’encourage en son idée.
Depuis, notre regretté Lolo a passé le flambeau à « Dédé » Bounous qui a pris la relève pour que cette croix qui devient « de lumières » du 24 décembre au 3 ou 4 janvier, continue à guider Banonaises et Banonnais, voyageurs et touristes qui peuvent l’apercevoir depuis Simiane ou Revest-Des-Brousses, depuis Revest-Du-Bion ou La Rochegiron. Et si en 2002, elle n’a pas été illuminée pour des raisons que nul ne cherche à connaître, il est heureux qu’une si belle tradition se perpétue pour le plus grand plaisir de tous.
La Conférence des évêques de France a annoncé mercredi 10 avril, peu avant la présentation du projet de loi sur la fin de vie en conseil des ministres, la nomination de quatre évêques porte-parole sur ce « sujet de société majeur ». U
Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, et Mgr Jordy, porte-parole de la CEF sur la fin de vie, le 7 avril 2022 à Lourdes.
Le projet de loi du gouvernement sur la fin de vie est présenté en conseil des ministres mercredi 10 avril. La Conférence des évêques de France a annoncé, le même jour, dans un communiqué, la nomination de quatre évêques comme porte-parole, mobilisés pour les « nombreuses échéances, parlementaires notamment, qui jalonneront l’actualité des semaines et mois à venir ». Après son passage en conseil des ministres, la loi entamera un long parcours parlementaire à l’Assemblée et au Sénat.
Les quatre porte-parole choisis pour défendre la position de l’Église catholique sur «cette question infiniment grave et complexe de l’accompagnement des personnes en fin de vie » sont Mgr Pierre-Antoine Bozo (évêque de Limoges), Mgr Matthieu Rougé (évêque de Nanterre), Mgr Emmanuel Gobilliard (évêque de Digne) et l’archevêque de Tours Mgr Vincent Jordy.
Quatre évêques « particulièrement mobilisés »
Tous les quatre sont «particulièrement mobilisés, au sein de la CEF ou dans leur diocèse », indique le communiqué. Membre du groupe de travail sur la fin de vie mis en place en 2022 par la CEF, Mgr Jordy est aussi vice-président de la CEF. Également membre du groupe de travail sur la fin de vie, Mgr Rougé était aumônier des parlementaires français entre 2004 à 2012.
Troisième porte-parole, Mgr Emmanuel Gobilliard bénéficie d’une expérience d’accompagnement des patients en fin de vie. Il a fait partie pendant quatre ans, de 1994 à 1998, de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital Spallanzani à Rome, spécialisé dans les phases terminales des maladies infectieuses. Dans son diocèse de Digne, il a entrepris de visiter l’ensemble des Ehpad et maisons de retraite. Enfin, évêque de Limoges depuis mai 2017, Mgr Bozo est membre du Conseil permanent et fait également partie du groupe de travail sur la fin de vie de la CEF.
Une mobilisation de longue haleine
Leur nomination s’inscrit dans une mobilisation de longue haleine pour l’Église catholique. Lors de son discours d’ouverture de l’Assemblée des évêques de France de printemps, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, affirmait : « Notre voix, sur ce sujet comme sur d’autres, est attendue ; elle est même, plus que sur d’autres, espérée. » En outre, les évêques de France ont publié, le 19 mars, une déclaration exprimant leur « grande inquiétude » et leurs « profondes réserves » quant au projet d’ouvrir une « aide à mourir ». Ils ont appelé à ne « pas dévoyer la fraternité ».
Une déclaration faisant suite à la réaction vigoureuse de Mgr de Moulins-Beaufort après l’entretien du président Emmanuel Macron, dans La Croix et Libération, où ce dernier a dévoilé les grandes lignes du texte du projet de loi sur la fin de vie. L’archevêque de Reims dénonçait une « tromperie » : « Appeler “loi de fraternité” un texte qui ouvre à la fois le suicide assisté et l’euthanasie est une tromperie ». Il regrettait également « de vagues promesses » en ce qui concerne les soins palliatifs.