Simiane la Rotonde

En attendant de retrouver l’histoire de Simiane la Rotonde, voilà quelques photographies de ce si beau village .


Perché sur son éperon rocheux, Simiane-la-Rotonde mêle charme médiéval et parfums de Provence. Dominé par son imposante Rotonde, ce village classé invite à flâner dans ses ruelles, à explorer son patrimoine exceptionnel et à profiter de ses paysages de lavandes. Un voyage dans le temps et les sens.

Simiane-la-Rotonde

Du château-fort des Agoult, il reste son donjon (XIIème siècle) : la rotonde, la cour castrale réaménagée en jardin de plantes aromatiques et l’aile sud médiévale au rez-de-chaussée et Renaissance à l’étage.

La Rotonde accueille des expositions temporaires et les concerts du festival de musique ancienne, une salle d’histoire et d’archéologie et un laboratoire d’aromathérapie.

Le haut Simiane présente une morphologie urbaine avec de hautes maisons en bel appareil des XVIème et XVIIème siècle. Elles forment un rempart continu dominant la plaine et ouvrant à l’opposé sur des ruelles en calade par des portes et fenêtres à linteaux sculptés.

Les halles couvertes et les échoppes rappellent l’activité passée du bourg. Cette architecture de qualité illustre la prospérité assurée pendant quatre siècles par de nombreuses verreries. cf Simiane-la-Rotonde – Alpes de Haute Provence Tourisme

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes dans le premier tiers du XIe siècle (Simiana]. Il s’agit alors d’un prieuré de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Au Moyen Âge, plusieurs des seigneurs de Simiane se font remarquer. D’abord lors de la première croisade auprès de Godefroy de Bouillon, ensuite par le contrôle d’autres lieux des environs (dont le village de Gordes, le pays d’Apt et le pays de Sault).

Au retour de la première croisade, la Rotonde (donjon de l’ancien château médiéval de Simiane-Agoult) est édifiée.

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède un prieuré, la chapelle castrale, et deux églises rurales (toutes disparues), et perçoit les revenus de ces quatre établissements.

L’abbaye Notre-Dame de Valsaintes

est fondée en 1188 (Vallis Sancta) grâce au don à l’abbaye de Silvacane de la seigneurie de Boulinette par les seigneurs de Simiane. Selon certains auteurs, il peut s’agir d’une refondation. Un village s’installe sous sa protection. Les moines abandonnent le monastère en 1425 et la communauté est complètement dépeuplée en 1471.

La communauté de Carniol, citée en 1274 (Carnihols), dépendait de Valsaintes. Ruinée au moment de la guerre de Cent Ans, le village est inhabité au dénombrement de 1471, puis repeuplé par son seigneur, l’abbé de Valsaintes, au XVIe siècle. En 1765, il comptait 75 habitants.

En 1383, l’abbaye de Valsaintes concède une bastide pour la création d’une verrerie à Aiguebelle (ancienne commune de Valsaintes), qui donne par la suite lieu à un ensemble de verriers de Sault à la montagne de Lure. Deux bois étaient concédés avec la bastide, pour alimenter les fours. À partir du XVIe siècle, la verrerie évolue vers la verrerie d’art, avant de décliner et de produire du verre de mauvaise qualité au XIXe siècle.

La communauté de Simiane relevait de la viguerie d’Apt, et celles de Carniol et Valsaintes de la viguerie de Forcalquier.

À la Renaissance, le village prospère, notamment grâce aux nombreuses verreries (la première est créée au XIVe siècle) dont la production est distribuée sur la Provence entière jusqu’à la fin du XIXe siècle.

L’abbaye, qui est abandonnée depuis XIVe siècle, est réoccupée après 1540. Entretemps, ses possessions avaient été attribuées à l’abbaye de Silvacane. En 1657, l’abbaye déménage à Boulinette, ancien château des abbés qui est restauré à cette époque. Elle garde néanmoins comme nom « Abbaye de Valsaintes » ce qui explique que le hameau de Boulinette soit souvent appelé à tort « Valsaintes » bien que le site original de Valsaintes soit en réalité situé à 2 km de Boulinette. L’abbaye disparaît à la Révolution. Le village compte 54 habitants en 1765.

Article détaillé : Château de Simiane-la-Rotonde.

Le château qui domine le village date de la fin du XIIe siècle pour ses éléments les plus anciens. Un château existait déjà à cet emplacement en 1031.

Il est connu pour la rotonde dodécagonale irrégulière de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, qui donne son nom au village. Extérieurement, elle est de forme pyramidale, plus régulière du côté sud-ouest, qui fait face au village, que du côté nord-est. Intérieurement, c’est une vaste salle, à l’appareillage très soigné.

Les murs sont ornés d’arcatures aveugles, dans lesquelles logent dix niches, avec voussures à double tore. Les piliers qui soutiennent la voûte sont encadrés de colonnettes dont les chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux et de visages humains. La salle n’est ouverte que par quatre soupiraux. La rotonde, primitivement couverte d’un dôme aplati, porte désormais une plate-forme fortifiée, ce qui permet à Raymond Collier de dater la crypte du début du XIIe siècle, les travaux de la chapelle durant tout le siècle et une partie du XIIIe, la terrasse et les fortifications étant postérieures.

L’hypothèse la plus répandue est celle de la chapelle castrale, construite sur une crypte abritant le tombeau de Raimbaud d’Agoult, qui participa à la première croisade et mourut en 1113. Guy Barruol l’interprète comme un donjon.

Il subsiste encore du château le corps de logis, qui communique avec la rotonde, une tour, le mur d’enceinte. Dans le corps de logis, se trouve une vaste salle voûtée en plein cintre, du XIIIe siècle. Les façades, et notamment les fenêtres, ont été refaites à la Renaissance.

Le clocher Saint-Jean isolé, l’église Saint-Jean ayant disparu.

La chapelle Notre-Dame de Pitié

date de la deuxième moitié du XVIe siècle.

La chapelle Sainte-Victoire,

au sud-ouest du village, succède à une fondation plus ancienne. En 1920, on commence sa reconstruction sans la finir. Elle est construite sur une grotte qui a pu servir d’ermitage.

L’église Saint-Vincent à Carniol (romane du XVIe).

Le château de Boulinette, appartenant aux abbés de Valsaintes (XVIIIe siècle, a été transformé en Abbaye Notre-Dame de Valsaintes au XVIIe siècle. Les ruines du cloître et des bâtiments conventuels, ainsi que l’église située au premier étage du château, ont été restaurées à partir de 1996.

La chapelle Saint-Marc à l’Abbadié (premier site de l’abbaye) date du XIIe siècle ; il en reste le chœur et les murs de la nef. Le chœur sert de cellier.

La chapelle Saint-Joseph au Cheyran date de 1779. Elle possède une Adoration des Mages du XVIIe siècle de style archaïque.

informations venant de Simiane-la-Rotonde — Wikipédia

Église paroissiale sainte Victoire

Jadis, l’église paroissiale Sainte-Victoire était placée sous la protection de saint Pierre. Aujourd’hui, elle est sous le patronage de sainte Victoire. Ancien prieuré de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, elle date du XVIe (selon les monuments historiques et l’Atlas historique) ou du XVIIe siècle (Raymond Collier). La perfection de l’appareillage permet d’exclure que ce soit une main-d’œuvre locale qui y ait travaillé. La nef, longue de trois travées, et bordée de deux bas-côtés, ce qui est exceptionnel pour la région, débouche dans un chœur pentagonal. La voûte, sous croisée d’ogives, retombe sur des piles cruciformes. Elle a été restaurée par le père Corriol, dans les années 1920, et c’est une des plus belles églises de Haute Provence. Elle est classée monument historique.