CORONAVIRUS 13 MARS 2020

Message de Mgr Jean-Philippe Nault A l’occasion de la pandémie liée au coronavirus

Chers amis, Nous vivons des heures délicates qui touchent notre pays mais aussi nos communautés et ultimement chacun d’entre nous. La pandémie liée au coronavirus se repend rapidement, et vient bousculer nos habitudes, nos projets et l’organisation même de la vie paroissiale et diocésaine. De jour en jour les annonces gouvernementales ou les nouvelles du monde nous rappellent à la dure réalité. Certains se demandent si l’on ne multiplie pas des précautions alarmistes ; d’autres prennent peur pour eux-mêmes ou leurs proches. Gardons comme chrétiens “les yeux fixés sur Jésus-Christ” (antienne de carême) ; c’est une invitation à la prière et à la charité en acte qui nous est faite durant ce temps de carême ; la Vierge Marie nous accompagne et n’hésitons pas à nous tourner vers elle avec confiance. C’est certainement une épreuve que nous rencontrons ; notre Foi doit nous aider à la traverser et à faire grandir le Bien face au mal.

La prière d’intercession (de supplication ?) doit nous habiter fortement en ces jours, tant pour les personnes contaminées, les victimes et leur famille en deuil, les personnes fragiles et isolées, mais aussi les soignants. Cette prière fervente et confiante est aussi un “service” et un devoir que nous devons rendre à notre société. Nous pouvons prier personnellement, en couple, en famille, dans nos communautés religieuses, dans nos paroisses, dans nos mouvements… Une proposition : prier chaque jour trois “je vous salue Marie” ou une dizaine de chapelet à ces intentions, en les terminant par l’invocation : “Notre-Dame de Provence, intercédez pour nous”. Les consignes de rassemblements ou les mesures sanitaires données par le gouvernement pourraient nous empêcher de participer à la Messe ou de communier sacramentellement. Nous pouvons alors avoir recours à ce que l’on nomme traditionnellement “la communion spirituelle”, prévue tout spécialement dans les situations qui sont les nôtres aujourd’hui. : après avoir lu la Parole de Dieu du jour, nous pouvons nous unir (par le désir et la Foi) à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ, présent dans les Eucharisties célébrées, en portant les intentions de l’Église [et les nôtres] ; nous allons faire alors l’expérience d’une communion spirituelle avec le Seigneur, en union avec l’Église dont Il est le Pasteur.

Cela doit aussi stimuler notre charité, c’est-à-dire notre amour vrai, notre attention les uns pour les autres, tout spécialement envers les personnes fragiles. L’apôtre Paul nous rappelle que “ce qui a de la valeur c’est la Foi qui agit par la charité” (Gal 5,6). Cette charité s’exprime par notre respect des pratiques de prudence demandées [et donc le respect des autres !] : mesures d’hygiène personnelles et communautaires, limitation de la taille de nos rassemblements [voir les mesures concrètes à la suite de ce message, mesures qui peuvent évoluer], et invitation à rester chez nous si la fragilité ou l’âge nous rejoint. Nous sommes
invités à être particulièrement attentifs aux personnes âgées ou malades qui sont aussi les plus exposées au virus. Pour les personnes isolées (en EHPAD, à domicile, à l’hôpital…) n’hésitons-pas à les appeler et à leur exprimer notre proximité et notre prière. Soyons inventifs pour rejoindre les plus nécessiteux (aide concrètes, attention fraternelle…) ou pour aider ceux qui sont touchées par la maladie ou l’isolement. Tout en respectant les mesures de prudence sanitaires, notre Foi va nous suggérer de belles initiatives…

Nous sommes en marche vers Pâques. Ce temps de carême, bien particulier cette année, doit nous aider à traverser cette épreuve paisiblement, à approfondir notre vie spirituelle et donc notre vraie conversion. Tout cela, nous pouvons le vivre avec le Seigneur, dans la confiance et la Foi et avec la Vierge Marie. Nous nous préparons à célébrer la Passion du Christ et sa Résurrection qui est le cœur de notre Foi. Le Christ est vraiment vainqueur de la mort et de tout ce qui y conduit ! Notre Foi repose sur la victoire de l’Amour, sur la victoire du Christ. Ne nous laissons pas toucher par tout ce qui risquerait de nous éloigner de l’Amour de Dieu ! Ce temps du carême est aussi un temps de conversion : les deux événement que nous vivons ensembles, carême et lutte contre le coronavirus, nous invitent aussi à enlever de notre cœur tout ce qui nous éloigne de Dieu et qui peut encore nous habiter : orgueil, peur, divisions entre nous, jalousie… Par notre témoignage nous pouvons faire grandir en chacun la perception de la proximité de Dieu et sa puissance de Salut ; n’hésitons pas à témoigner de notre Foi ! La Vierge-Marie, Notre-Dame de Provence, va nous y aider…

Que la Foi nous guérisse de la peur et nous fasse grandir dans l’amitié avec Dieu… Que notre charité fraternelle soit inventive…

Que Notre Dame nous accompagne de sa tendresse maternelle. Ma prière fraternelle rejoint chacun.

+Jean-Philippe Nault Évêque de Digne, Riez et Sisteron

Mesure concrètes proposées par la CEF liées à la situation sanitaire [au 13/03/2020]

Ces mesures sont susceptibles d’évoluer rapidement dans les jours qui viennent.

Voir les mises à jour sur : https://eglise.catholique.fr

Prière à Notre-Dame de Provence

[à partir de la prière du Pape François du 11 mars 2020] Cette prière souhaite fortifier une communion entre les diocésains en ces jours d’épreuve

Ô Marie, Notre-Dame de Provence, tu brilles toujours sur notre chemin en signe de salut et d’espoir. Nous te faisons confiance, Reine des malades, toi qui as gardé une Foi ferme alors que tu as partagé la douleur de Jésus au pied de la Croix. Tu sais ce dont nous avons besoin et nous sommes sûrs que tu exauceras nos demandes, tout comme tu as fait revenir la joie et la fête lors des noces de Cana en Galilée, après un moment d’épreuve. Aide-nous, Mère de l’Amour Divin, à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que Jésus nous dit, Lui qui a pris sur Lui nos souffrances et a été chargé de nos douleurs pour nous porter à travers la Croix à la joie de la résurrection. Sous ta protection, nous nous réfugions, Sainte mère de Dieu ; Nous te confions les personnes décédées et leur famille, les personnes touchées par la maladie, l’angoisse des personnes isolées ou âgées, le personnel des services de santé qui combat, Les chercheurs qui travaillent pour trouver un remède, les politiques qui doivent prendre des décisions.

Écoute Marie, les demandes que nous t’adressons dans le besoin, délivre-nous de tout danger, rends-nous solidaires et fraternels dans l’épreuve, Ô glorieuse et bénie Vierge Marie. Amen

Proposition d’Acte de communion spirituelle [rédigée par le diocèse de Vannes]

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62).

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

Maranatha, viens Seigneur Jésus.

Saumane

On écrit Saumana en provençal selon la norme classique et Saumano selon la norme mistralienne. Le nom du village est attesté pour la première fois en 1204 sous la forme Saumana. Il a fait l’objet de différentes interprétations :

-soit il est issu de l’occitan sauma, ânesse (du latin sagma, bête de somme), dérivé avec le suffixe -ana ; son nom pourrait alors correspondre aux Asnières en domaine d’oïl;

-soit il s’agit de l’anthroponyme germanique Salemannus pris absolument ;

Lieux et monuments

Certaines places du village datent du XVIIIe siècle.

L’église Saint-Pierre-ès-Liens, dont la voûte est en arc brisé. Son clocher-tour, placé contre la façade occidentale, est construit avec des chaînages d’angles à refends. L’ensemble date du XVIIe siècle. Sa crèche date de la première moitié ou du milieu du XIXe siècle.

La Chapelle Saint Michel, près du hameau de Bertranet est construite en ex-voto après la peste de 1720. Elle a été restaurée en 1995.

La construction appelée le château, située dans le village, est une grosse maison des XVIIe et XVIIIe siècle.

La commune compte une bergerie en pierre sèche portant sur son fronton le millésime 1889 gravé sur une pierre.En 1960, Giono tourne avec Fernandel Crésus aux Fraches et dans la vallée du Jabron, mais quelques scènes sont filmées dans les villages de l’Hospitalet et de Saumane.

Histoire

Des vestiges gallo-romains ont été trouvés sur le territoire de la commune. Dans l’Antiquité, les Sogiontiques (Sogiontii) peuplent la montagne de Lure, en étant fédérés aux Voconces. Après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ce peuple forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron).La commune dépend de l’Italie, jusqu’en 526.

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1204. C’est l’un des rares villages de la région à s’être établi dès le Moyen Âge sur un site de passage (un fond de vallée), et non sur un site  des itinéraires de franchissement de la montagne de Lure ; un hospice pour voyageurs, lié à cette route, existait au XIIIe siècle.

Alors que le fief relève des différentes branches de la famille des Simiane du XIVe siècle à la Révolution, la paroisse est un prieuré de l’abbaye de Montmajour, qui nommait le prêtre à sa tête et percevait les revenus attachés à l’église. Bien que Saumane soit un fief indépendant, le village dépendait de la communauté de L’Hospitalet, qui relevait de la viguerie de Forcalquier.

Après la grande crise des XIVe et XVe siècles (Grande Peste et guerre de Cent Ans), le village est quasiment abandonné : il n’y a qu’un seul foyer recensé en 1471.

Un moulin à vent (ils arrivent dans la campagne provençale au XVIIe siècle) est encore visible à Saumane

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792.

Le coup d’État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 5 habitants de Saumane sont traduits devant la commission mixte.

Comme de nombreuses communes du département, Saumane se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Saumane. Si la commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve, ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Saumane sont régulièrement scolarisées.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Saumane. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée. De la même façon, l’olivier, cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle en limite altitudinale, a aujourd’hui disparu.

pour en savoir plus https://fr.wikipedia.org/wiki/Saumane_(Alpes-de-Haute-Provence)