Cellule d’écoute Coronavirus

Suite à la proposition du père Bernard-Marie Geffroy, de la communauté des pères Trinitaires de Faucon, mais aussi de la Conférence des Evêques de France, Monseigneur Nault a décidé la constitution d’une cellule d’écoute – avec numéro vert – sur notre diocèse.

Cette proposition d’écoute a pour objectif d’accueillir les questions/émotions des personnes souffrant du confinement, sur les plans spirituel, existentiel et pastoral.

Cette écoute démarre dès jeudi 16 avril à 9h00 et pour toute la durée du confinement.

CORONAVIRUS 13 MARS 2020

Message de Mgr Jean-Philippe Nault A l’occasion de la pandémie liée au coronavirus

Chers amis, Nous vivons des heures délicates qui touchent notre pays mais aussi nos communautés et ultimement chacun d’entre nous. La pandémie liée au coronavirus se repend rapidement, et vient bousculer nos habitudes, nos projets et l’organisation même de la vie paroissiale et diocésaine. De jour en jour les annonces gouvernementales ou les nouvelles du monde nous rappellent à la dure réalité. Certains se demandent si l’on ne multiplie pas des précautions alarmistes ; d’autres prennent peur pour eux-mêmes ou leurs proches. Gardons comme chrétiens “les yeux fixés sur Jésus-Christ” (antienne de carême) ; c’est une invitation à la prière et à la charité en acte qui nous est faite durant ce temps de carême ; la Vierge Marie nous accompagne et n’hésitons pas à nous tourner vers elle avec confiance. C’est certainement une épreuve que nous rencontrons ; notre Foi doit nous aider à la traverser et à faire grandir le Bien face au mal.

La prière d’intercession (de supplication ?) doit nous habiter fortement en ces jours, tant pour les personnes contaminées, les victimes et leur famille en deuil, les personnes fragiles et isolées, mais aussi les soignants. Cette prière fervente et confiante est aussi un “service” et un devoir que nous devons rendre à notre société. Nous pouvons prier personnellement, en couple, en famille, dans nos communautés religieuses, dans nos paroisses, dans nos mouvements… Une proposition : prier chaque jour trois “je vous salue Marie” ou une dizaine de chapelet à ces intentions, en les terminant par l’invocation : “Notre-Dame de Provence, intercédez pour nous”. Les consignes de rassemblements ou les mesures sanitaires données par le gouvernement pourraient nous empêcher de participer à la Messe ou de communier sacramentellement. Nous pouvons alors avoir recours à ce que l’on nomme traditionnellement “la communion spirituelle”, prévue tout spécialement dans les situations qui sont les nôtres aujourd’hui. : après avoir lu la Parole de Dieu du jour, nous pouvons nous unir (par le désir et la Foi) à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ, présent dans les Eucharisties célébrées, en portant les intentions de l’Église [et les nôtres] ; nous allons faire alors l’expérience d’une communion spirituelle avec le Seigneur, en union avec l’Église dont Il est le Pasteur.

Cela doit aussi stimuler notre charité, c’est-à-dire notre amour vrai, notre attention les uns pour les autres, tout spécialement envers les personnes fragiles. L’apôtre Paul nous rappelle que “ce qui a de la valeur c’est la Foi qui agit par la charité” (Gal 5,6). Cette charité s’exprime par notre respect des pratiques de prudence demandées [et donc le respect des autres !] : mesures d’hygiène personnelles et communautaires, limitation de la taille de nos rassemblements [voir les mesures concrètes à la suite de ce message, mesures qui peuvent évoluer], et invitation à rester chez nous si la fragilité ou l’âge nous rejoint. Nous sommes
invités à être particulièrement attentifs aux personnes âgées ou malades qui sont aussi les plus exposées au virus. Pour les personnes isolées (en EHPAD, à domicile, à l’hôpital…) n’hésitons-pas à les appeler et à leur exprimer notre proximité et notre prière. Soyons inventifs pour rejoindre les plus nécessiteux (aide concrètes, attention fraternelle…) ou pour aider ceux qui sont touchées par la maladie ou l’isolement. Tout en respectant les mesures de prudence sanitaires, notre Foi va nous suggérer de belles initiatives…

Nous sommes en marche vers Pâques. Ce temps de carême, bien particulier cette année, doit nous aider à traverser cette épreuve paisiblement, à approfondir notre vie spirituelle et donc notre vraie conversion. Tout cela, nous pouvons le vivre avec le Seigneur, dans la confiance et la Foi et avec la Vierge Marie. Nous nous préparons à célébrer la Passion du Christ et sa Résurrection qui est le cœur de notre Foi. Le Christ est vraiment vainqueur de la mort et de tout ce qui y conduit ! Notre Foi repose sur la victoire de l’Amour, sur la victoire du Christ. Ne nous laissons pas toucher par tout ce qui risquerait de nous éloigner de l’Amour de Dieu ! Ce temps du carême est aussi un temps de conversion : les deux événement que nous vivons ensembles, carême et lutte contre le coronavirus, nous invitent aussi à enlever de notre cœur tout ce qui nous éloigne de Dieu et qui peut encore nous habiter : orgueil, peur, divisions entre nous, jalousie… Par notre témoignage nous pouvons faire grandir en chacun la perception de la proximité de Dieu et sa puissance de Salut ; n’hésitons pas à témoigner de notre Foi ! La Vierge-Marie, Notre-Dame de Provence, va nous y aider…

Que la Foi nous guérisse de la peur et nous fasse grandir dans l’amitié avec Dieu… Que notre charité fraternelle soit inventive…

Que Notre Dame nous accompagne de sa tendresse maternelle. Ma prière fraternelle rejoint chacun.

+Jean-Philippe Nault Évêque de Digne, Riez et Sisteron

Mesure concrètes proposées par la CEF liées à la situation sanitaire [au 13/03/2020]

Ces mesures sont susceptibles d’évoluer rapidement dans les jours qui viennent.

Voir les mises à jour sur : https://eglise.catholique.fr

Prière à Notre-Dame de Provence

[à partir de la prière du Pape François du 11 mars 2020] Cette prière souhaite fortifier une communion entre les diocésains en ces jours d’épreuve

Ô Marie, Notre-Dame de Provence, tu brilles toujours sur notre chemin en signe de salut et d’espoir. Nous te faisons confiance, Reine des malades, toi qui as gardé une Foi ferme alors que tu as partagé la douleur de Jésus au pied de la Croix. Tu sais ce dont nous avons besoin et nous sommes sûrs que tu exauceras nos demandes, tout comme tu as fait revenir la joie et la fête lors des noces de Cana en Galilée, après un moment d’épreuve. Aide-nous, Mère de l’Amour Divin, à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que Jésus nous dit, Lui qui a pris sur Lui nos souffrances et a été chargé de nos douleurs pour nous porter à travers la Croix à la joie de la résurrection. Sous ta protection, nous nous réfugions, Sainte mère de Dieu ; Nous te confions les personnes décédées et leur famille, les personnes touchées par la maladie, l’angoisse des personnes isolées ou âgées, le personnel des services de santé qui combat, Les chercheurs qui travaillent pour trouver un remède, les politiques qui doivent prendre des décisions.

Écoute Marie, les demandes que nous t’adressons dans le besoin, délivre-nous de tout danger, rends-nous solidaires et fraternels dans l’épreuve, Ô glorieuse et bénie Vierge Marie. Amen

Proposition d’Acte de communion spirituelle [rédigée par le diocèse de Vannes]

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62).

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

Maranatha, viens Seigneur Jésus.

Vous êtes appelés à aider un enfant !

ACCUEILLEZ UN ENFANT POUR LES VACANCES D’ÉTÉ !

Le secours catholique permet depuis plus de 70 ans à des enfants de partir en vacances dans une famille qui veut bien partager ses vacances d’été.  Cet accueil permet à l’enfant de le sortir de son environnement quotidien pour découvrir une autre facette de la vie familiale qui contribuera à sa construction d’adulte.

Pour l’été 2020 nous recherchons des familles qui souhaitent apporter un peu de bonheur à un enfant qui vit une situation de précarité matérielle ou et relationnelle en l’accueillant pendant quinze jours soit du 16 au 30 juillet ou du 30 juillet au 13 août 2020.

Contact : Secours Catholique délégation des Alpes :

04 92 70 96 50 ou  06 03 71 15 89 ou  06 82 85 76 47      

                

Témoignages de familles de vacances :

  • Famille  qui a accueilli pour la première fois un enfant :

Au printemps dernier, j’ai vu des affiches du secours catholique dans Manosque : « Faites un don pour offrir des vacances aux enfants qui n’en n’ont pas »  Certains diront que de l’argent c’est mieux que rien…mais accueillir un enfant c’est beaucoup mieux, Non?! Je me suis rapprochée du secours catholique local. Après  une visite de leur part à la maison, il était temps de m’engager ou non.   Alors, je me suis posée mille questions : 

  • ne vais-je pas être débordée? j’ai déjà deux enfants,  …
  • et puis, vont-ils s’entendre ? je ne voudrais pas que nos vacances virent au cauchemar…
  • la comparaison de son milieu et du mien « confortable », ne va t-elle pas, au final, lui être être néfaste..

Alors nous nous sommes écrits, pour nous présenter, comme l’a conseillé la bénévole, mes enfants, avec tout leur enthousiasme, ont participé et tout cela m’a alors semblé une belle aventure … Sur le quai de la gare, mes enfants l’ont accueillie comme une cousine et Yasmine était fière de réciter la lettre que nous lui avions fait parvenir… Ces vacances se sont déroulées avec la même évidence…

Elles nous ont permis de réaliser une belle rencontre qui donnera lieu, nous l’espérons, à de nouvelles vacances partagées…

  • Famille qui accueille depuis plusieurs années un enfant.

Depuis 5 ans, nous accueillons Riwan (qui a 12 ans), 2 semaines l’été et quelques fois 1 semaine l’hiver. Notre fille Héléna, la première année était ravie d’avoir un copain pour les vacances. Depuis, l’amitié se poursuit. Nous sommes ravis de le réinviter et lui semble heureux de venir chez nous à la montagne / campagne. C’est un jeune très attachant et particulièrement agréable. Des liens forts se sont noués entre nous au fil des années.

Famille de vacances, c’est une expérience à vivre !