Venez passer quelques jours à la montagne, avec d’autres jeunes croyants du diocèse. Pour faire du ski ou/et de la raquette, mais aussi rencontrer d’autres jeunes, faire des jeux, célébrer le Seigneur, vivre des veillées, écouter des témoignages, approfondir ta foi…
On écrit Saumana en provençal selon la norme classique et
Saumano selon la norme mistralienne. Le nom du village est attesté pour la
première fois en 1204 sous la forme Saumana. Il a fait l’objet de différentes
interprétations :
-soit il est issu de l’occitan sauma, ânesse (du latin
sagma, bête de somme), dérivé avec le suffixe -ana ; son nom pourrait alors
correspondre aux Asnières en domaine d’oïl;
-soit il s’agit de l’anthroponyme germanique Salemannus pris
absolument ;
Lieux et monuments
Certaines places du village datent du XVIIIe siècle.
L’église Saint-Pierre-ès-Liens, dont la voûte est en arc
brisé. Son clocher-tour, placé contre la façade occidentale, est construit avec
des chaînages d’angles à refends. L’ensemble date du XVIIe siècle. Sa crèche
date de la première moitié ou du milieu du XIXe siècle.
La Chapelle Saint Michel, près du hameau de Bertranet est construite en ex-voto après la peste de 1720. Elle a été restaurée en 1995.
La construction appelée le château, située dans le village,
est une grosse maison des XVIIe et XVIIIe siècle.
La commune compte une bergerie en pierre sèche portant sur son fronton le millésime 1889 gravé sur une pierre.En 1960, Giono tourne avec Fernandel Crésus aux Fraches et dans la vallée du Jabron, mais quelques scènes sont filmées dans les villages de l’Hospitalet et de Saumane.
Histoire
Des vestiges gallo-romains ont été trouvés sur le territoire
de la commune. Dans l’Antiquité, les Sogiontiques (Sogiontii) peuplent la
montagne de Lure, en étant fédérés aux Voconces. Après la Conquête, ils sont
rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ce
peuple forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron).La
commune dépend de l’Italie, jusqu’en 526.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes
en 1204. C’est l’un des rares villages de la région à s’être établi dès le
Moyen Âge sur un site de passage (un fond de vallée), et non sur un site des itinéraires de franchissement de la
montagne de Lure ; un hospice pour voyageurs, lié à cette route, existait au
XIIIe siècle.
Alors que le fief relève des différentes branches de la
famille des Simiane du XIVe siècle à la Révolution, la paroisse est un prieuré
de l’abbaye de Montmajour, qui nommait le prêtre à sa tête et percevait les
revenus attachés à l’église. Bien que Saumane soit un fief indépendant, le
village dépendait de la communauté de L’Hospitalet, qui relevait de la viguerie
de Forcalquier.
Après la grande crise des XIVe et XVe siècles (Grande Peste
et guerre de Cent Ans), le village est quasiment abandonné : il n’y a qu’un
seul foyer recensé en 1471.
Un moulin à vent (ils arrivent dans la campagne provençale
au XVIIe siècle) est encore visible à Saumane
Durant la Révolution, la commune compte une société
patriotique, créée après la fin de 1792.
Le coup d’État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon
Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les
Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection,
une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la
République : 5 habitants de Saumane sont traduits devant la commission mixte.
Comme de nombreuses communes du département, Saumane se dote
d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une
qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu. Aucune
instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose
l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la
première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent
Saumane. Si la commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877)
pour construire une école neuve, ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles
de Saumane sont régulièrement scolarisées.
Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à
Saumane. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à
l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée. De la même façon,
l’olivier, cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle en limite
altitudinale, a aujourd’hui disparu.
Le dimanche 19 Janvier il a été proposé de vivre des eucharisties différentes dans chaque secteur paroissial du doyenné. Cette initiative vise à sensibiliser les paroissiens du doyenné sur la journée du 10 Mai à Ongles. Les messes de notre secteur, à Banon et à Saint Étienne, ont été célébrées par le père Christophe DISDIER-CHAVE, curé de Forcalquier. Le père Jean PierreN’Joli Bamba, curé du secteur du Largues ( Céreste et Reillanne) a officié à Forcalquier et le Père Barthélemy Zagré à Reillanne. Chaque curé s’est déplacé avec des membres de son conseil en fonction de la disponibilité des membres.