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En novembre, rendez-vous au cimetière de votre village, le père Barthélémy bénit les tombes de ceux qui le souhaitent.

  • Dimanche 1er,         12h15- St Étienne les Orgues
  • Lundi 2,                    16h30- Banon
  • Samedi 7,               15h00 – Carniol
  •                                     15h30 – Simiane la Rotonde
  •                                     16h30 – Revest du Bion
  • Dimanche 8,         14h00 – Cruis
  •                                    15h00 – Mallefougasse
  • Samedi 14,              15h30 – Montlaux
  •                                    16h30 – Fontienne
  • Dimanche 15,         15h00 – Ongles
  •                                    16h00 – Lardiers
  • Samedi 21,              15h00 – La Rochegiron
  •                                    15h45 – L‘Hospitalet
  •                                    16h30 – Saumane
  • Dimanche 22,         15h00 – Redortiers
  • Samedi 28,            15h30- Montsalier
  •                                    16h30 – Revest des Brousses
  • Lundi 30                  12h00 Revest st Martin

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FRATELLI TUTTI

Le Pape François a signé ce samedi 3 octobre à Assise sa troisième encyclique : Fratelli Tutti, sur la fraternité, et l’amitié sociale.

EN quelques illustrations, comprenez de quoi il s’agit :

En voici un court résumé.
Et voici une vision d’ensemble.
Le texte complet est accessible ICI,  sur le site du Vatican.

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Offrandes, Casuel….

L’Église accompagne et donne sens aux événements de la vie.

Elle assure une présence, un accueil, un accompagnement, tout cela est gratuit comme l’amour de Dieu.

Faire une offrande à l’Église au moment de la célébration d’un baptême, d’un mariage ou de funérailles, c’est aussi entrer dans cette démarche du don.
Il ne s’agit donc pas de payer une messe, le baptême, le mariage ou la célébration de funérailles que l’on a demandé, mais de participer généreusement à la vie de la paroisse.

Par votre don, vous apportez à l’Église le soutien matériel nécessaire pour remplir son service envers vous et envers tous. Soyez-en vivement remerciés.

Ces offrandes sont une aide pour assurer la vie quotidienne des prêtres.

Un montant indicatif est proposé par la Conférence des Évêques de France :

  • Pour la célébration d’une messe : 18 €
  • Pour une Neuvaine : 180 €
  • A l’occasion d’un baptême : à partir de 50€
  • A l’occasion d’un mariage : 200€
  • A l’occasion de funérailles : 170€

Par chèque inscrire « Association diocésaine de Digne /Montagne de Lure  » au titre de bénéficiaire

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14 août 2020 à Banon

Pour fêter l’Assomption de la Vierge Marie, les paroissiens habitant Banon et les villages environnants se sont retrouvés à la très jolie chapelle Notre Dame des Anges, pour vivre une célébration enjouée.

Pour cette belle occasion, la statue de Notre Dame a même été sortie pour un mini pèlerinage.

 La chapelle avec son abside du XIIIème siècle est en forme de croix. Son clocher-mur à une arcade est surmonté d’une Vierge.  Des peintures du XIXème siècle recouvrent la nef, l’abside et le cul de four.  Les murs de la nef portent cinq ex-voto. Le mur de l’arc triomphal est recouvert d’une fresque « adoration de la vierge par Saint Marc et Sainte Claire ». L’autel de l’Immaculée supporte une vierge dorée qui était amenée en procession la nuit du 14 août.

L’entrée de la chapelle Notre Dame des Anges est encadrée par deux statues, Saint Joseph et Sainte Anne.

Elles sont toutes deux supportées par des anges et semblent veiller sur la chapelle, sur les visiteurs, et regarder au loin le village de Banon.

La chapelle Notre Dame des Anges va être l’objet de restauration dans les mois à venir grâce à la commune et à la fondation du patrimoine : https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chapelle-notre-dame-des-anges-a-banon

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ET L’ARBRE A DONNE SES FRUITS.

C’est en octobre 2018 que l’équipe de WeGo Productions a rencontré le Père Barthélémy ZAGRE, prêtre ivoirien, à cette époque affecté au diocèse de Digne-les-bains dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ensemble ils ont posé les bases d’un projet de documentaire sur les prêtres venus d’Afrique.  2 ans après, le projet a fleuri.

père Barthélémy

Sous la métaphore végétale de la graine qui prend racine et se développe, nous ouvrons des parenthèses de vie de pères africains, les pères Barthélémy, Benoît, Antoine et Valerry, venus sur le territoire français porter la parole de l’Évangile.  Qu’ils soient étudiants en théologie, curés de province ou cardinal, venus du Bénin, de Côte d’Ivoire ou du Sénégal,ces pères étrangers  sont le fruit de l’évangélisation de l’Afrique il y a plus d’un siècle et portent avec eux une approche religieuse, spirituelle, culturelle et cultuelle nourrie par leur histoire originelle. Ils sont venus en France en reconnaissance du travail accompli, le plus simplement. Dans ce documentaire, il nous sera donné à apprendre certains des fondements de cette venue et leurs conséquences.

DIFFUSION SUR KTO EN SEPTEMBRE

  • le lundi 14/9 à 20H35 
  • le mardi 15/9 à 18h37, 22H15 et 0H42
  • le jeudi 17/9 à 14H05
  • le vendredi 18 à 13H12
  • le samedi 19 à 11H35
  • le dimanche 20  à 7H

Retrouvez les premières images et les informations : https://www.wego-productions.com/le-film-et-larbre-a-donne-ses-fruits-en-diffusion-sur-kto-tv-a-la-rentree

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Messe du 23 août 2020

Fête votive à Banon

C’est à l’occasion de la fête de Banon que la messe dominicale a été célébrée sur la place du village.

Près de 100 personnes recueillies ont assisté à la célébration de l’Eucharistie présidée par le père Barthélémy. Et de nombreux villageois ont apprécié, de plus loin, ce rappel des fêtes d’autrefois où tous les habitants se retrouvaient pour des messes au centre du village.

le père Barthélémy, qui a remercié la municipalité et le Comité des Fêtes pour avoir permis cette initiative heureuse, a béni les habitants du village, les paroissiens et les touristes de passage.
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Dimanche 9 août 2020

Messe de 11h00 à Saint Etienne les Orgues, célébrée par notre évêque Monseigneur Nault

Les habitants de St Étienne les Orgues et des villages environnants sont venus nombreux, comme les touristes habitués du lieu, pour participer à la messe présidée par Monseigneur Nault, accompagné du père Yves Clouet-d’Orval, habitant du secteur puisque résidant à Fontienne.

A l’issue de la célébration, un verre de l’amitié a permis de nombreux échanges entre les paroissiens et Monseigneur Jean-Philippe Nault, ainsi qu’avec madame le maire de St Étienne les Orgues, madame Patricia Paul présente à la célébration. Ce temps fraternel a aussi été l’occasion de vivre une dimension importante des 5 essentiels de la vie chrétienne (Prière, Charité, Formation, Évangélisation et Fraternité) : la convivialité !

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Institutions aux ministères du Lectorat et de l’Acolytat en vue du diaconat permanent, par Monseigneur Jean-Philippe Nault, de Cyrille Prache

Institutions aux ministères du Lectorat et de l’Acolytat

C’est avec une belle ferveur et une grande joie que la paroisse de la Montagne de Lure a vécu ce dimanche 19 juillet.

C’est dans une église fleurie et joyeuse, rassemblés autour de Monseigneur Nault, que les paroissiens ont prié et chanté à l’occasion de cette belle fête inédite dans le secteur paroissial, soutenus par Martine à la flûte et Marie comme chantre,

Cyrille Prache a été institué à ces deux beaux ministères, entourés de son épouse et de ses enfants, de sa maman et de membres de sa famille, ainsi que de nombreux amis du diocèse de Digne et de diocèses voisins.

Le père Stéphane Ligier, accompagnateur du comité de discernement du diaconat permanent a présenté Cyrille Prache en mettant en lumière toute la dimension ecclésiale de l’assistance présente à cette célébration: communauté paroissiale, prêtre du secteur et doyen de Forcalquier, représentants de services diocésains, diacres de la Province, et enfin notre évêque.

La remise par Mgr Nault du Lectionnaire -apporté en procession par Carole et Marie, épouse et fille de Cyrille- et de la patène et du calice -apportés par Guillaume et Ludovic les fils de Cyrille- ont été les gestes symboliques de cette célébration qui s’est poursuivie dans la cour du presbytère pour un apéritif-repas à l’image de la communauté de la Montagne de Lure : GÉNÉREUX !

Le rendez-vous suivant-s’il a lieu- sera probablement l’année prochaine, et il s’agira de l’ordination diaconale de Cyrille Prache.

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Messe unique le 19 juillet 2020

10h30 à Banon,

présidée par Monseigneur Jean-Philippe Nault

Pendant cette messe Cyrille Prache recevra les ministères institués du lectorat et de l’acolytat.

En chemin vers le diaconat permanent depuis 4 ans, Cyrille Prache vivra ainsi la deuxième étape vers l’ordination diaconale.

Pour continuer la fête, un apéritif sera servi à l’issue de la célébration dans la cour du presbytère.

Voici quelques explications concernant l’Institution :

Le Lectorat et l’Acolytat ne sont pas des sacrements ; ils ne sont pas une « ordination » mais une « institution ».

Le lecteur est institué pour la fonction, qui lui est propre, de lire la parole de Dieu dans l’assemblée liturgique.

L’acolyte est institué pour servir de ministre au prêtre. Il lui revient donc de s’occuper du service de l’autel, d’aider le prêtre dans les fonctions liturgiques et principalement dans la célébration de la messe ; il lui appartient en outre de distribuer la sainte communion, en tant que ministre extraordinaire.

Lectorat et acolytat sont deux « ministères institués », c’est-à-dire des fonctions particulières conférées par l’évêque, de manière définitive, à un homme laïc, au service de la Parole de Dieu – le lecteur – et au service de l’autel –l’acolyte. Le lecteur est institué pour inviter ses frères à se mettre toujours plus à l’écoute de la Parole de Dieu, à en vivre. L’acolyte est au service de l’autel, pour mieux tourner les regards des fidèles vers le Corps du Christ et les entraîner encore et toujours à s’en nourrir.

Pour celui qui reçoit ces ministères, il s’agit le plus souvent d’une étape vers l’ordination et c’est un moyen de recevoir les grâces par étapes successives.

https://cybercure.fr/je-celebre-les-sacrements/ordre/article/institution-au-lectorat-et-a-l-acolytat

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Pentecôte et post-Covid 19 !

Dimanche 31 mai, JOIE de retrouver les paroissiens de la Montagne de Lure, qui se sont adaptés aux mesures demandées pour éviter tout transmission de la maladie ! Masques et gel, distanciation physique, ont été respectés, le tout dans une bonne humeur générale ! Nous étions si heureux de nous rassembler pour le Seigneur en cette belle fête de Pentecôte !

Voici quelques clichés pris pendant la célébration pour se remémorer ces bons moments de fraternité !

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Semaine Laudato Si’ et déconfinement !

Les paroissiens sortent de chez eux et louent la Création ! Rendons grâce à la beauté du monde voulu par Dieu ! Venez faire un tour avec eux dans les villages de notre secteur paroissial… et dans les paysages qui nous entourent

Les paroissiens sortent de chez eux et louent la Création ! Rendons grâce à la beauté du monde voulu par Dieu !

Seigneur, nous te rendons grâce pour cette pluie et cette douceur du temps, les pâturages sont magnifiques ! Nous te confions les récoltes, préserve les des intempéries… Protège tous ceux qui s’affairent à nourrir tout le monde avec ce que tu nous donnes… Permets que tout le monde puisse manger à sa faim ! Marie Josée

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ASCENSION 2020

Message pour la fête de l’Ascension 2020 Par Mgr Jean-Philippe Nault

21 mai 2020

Chers amis du diocèse de Digne,

Une nouvelle fois, je viens vous retrouver avec joie. Aujourd’hui, c’est la fête de l’Ascension ! Quand on évoque ce mot, tout spécialement dans nos régions montagneuses, on imagine immédiatement une montée… vers un sommet. Ce que nous célébrons aujourd’hui, ou plus précisément l’événement dont nous faisons mémoire, est bien une montée… celle de Jésus ressuscité vers Son Père. Cette fête est bien plus qu’un jour férié, elle nous donne une direction et nous rappelle le désir de Dieu de nous voir près de Lui.

® Le Ciel !
Indéniablement, la fête de l’Ascension nous oriente vers le Ciel ! Jésus monte au Ciel, à la fin de cette période, dite “des apparitions du Ressuscité”, et avant la Pentecôte. Il l’avait annoncé à ses apôtres –« Je monte vers mon Père et votre Père » [Jn 20,2]–, et cet événement vient clore la période de Sa présence physique visible et de sa vie concrète au milieu de nous, initié par l’Annonciation certes, mais surtout par la fête de Noël. Mais ce temps n’est pas une parenthèse qui se termine, l’incarnation du Fils de Dieu est bien réelle, même si sa présence au milieu de nous diffère maintenant ; Jésus en montant au Ciel, fait entrer l’humanité dans la Divinité. Mais qu’est-ce que le Ciel ? L’analogie avec ce qui est au-dessus de nous et que nous contemplons en levant la tête est bonne, elle nous est donnée par l’Écriture. Mais ce que l’on appelle le Ciel est bien différent d’un lieu localisé. Pour nous chrétiens, le Ciel, c’est la Vie avec Dieu ; Jésus “monte” ainsi vers son Père au cœur de la Trinité. Le Ciel c’est cette Vie de l’amour, reçu et donné, cette dynamique de l’Amour qui caractérise la Vie trinitaire, la vie de Dieu. En Icône de l’Ascension – Photo DR
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remontant au Ciel, Jésus nous ouvre ainsi cette route vers la plénitude de Dieu ; il est bien le Sauveur qui “répare” ce qui était brisé entre l’humanité et Dieu. La couleur dorée qui habille le fond de l’icône veut nous rappeler ce qu’est le Ciel, l’immersion dans la divinité même, milieu de Vie et d’Amour éternel.

® En route sur le chemin du Ciel…
Le Ciel n’est pas seulement objet de contemplation ou d’action de grâce… nous sommes fait pour lui ! Et notre vocation, ce pour quoi nous avons été créés, c’est bien la vie au Ciel. Notre horizon à chacun est donc le Ciel, c’est-à-dire la Vie en et avec Dieu. La fête de l’Ascension nous le rappelle très fortement. On se rappelle la première phrase du Curé d’Ars arrivant dans sa paroisse et croisant le petit berger qui lui montre la route à suivre pour arriver au village : « tu m’as montré le chemin d’Ars, moi je te montrerai le chemin du Ciel » ; le Curé d’Ars résumait sa mission de pasteur ainsi : indiquer le chemin du Ciel, de la vie avec Dieu, à chacun. En fêtant l’Ascension, on se rappelle que cette voie montrée par le Christ est aussi la nôtre… qu’Il nous ouvre la route du Ciel pour nous y retrouver pleinement un jour. Et qu’Il nous y attend : « Je vais vous préparer une place » [Jn 14,2]. Le Ciel est donc pour nous ! Notre vie chrétienne se résume donc en cette marche vers le Ciel… où nous nous retrouverons auprès du Seigneur et de la Vierge-Marie. Notre vie est donc une route où le Seigneur nous accompagne (comme à Emmaüs), où nous nous portons et entraînons les uns les autres… C’est cela l’Église ; le peuple de Dieu en marche vers le Ciel. Écartons donc notre vision peut-être trop humaine de l’Église (comme une seule institution), et contemplons ce peuple en marche vers la Vie éternelle, peuple auquel nous appartenons. Avec Elle, laissons le désir du Ciel nous habiter et grandir. La vertu théologale d’Espérance (reçue à notre baptême) est cette vertu par laquelle nous désirons le Ciel comme notre bonheur… Laissons donc cette vertu prendre toujours plus de place dans nos vies… « On obtient de Dieu autant qu’on en espère » disait Saint Jean de la Croix. L’Espérance est cette vertu qui nous permet de vivre aujourd’hui ce que nous avons à vivre, le regard porté sur la Vie éternelle, en en vivant déjà à chaque instant dans le quotidien de nos vies…

® Demander l’Esprit-Saint…
Entre la fête de l’Ascension et celle de la Pentecôte, il nous est donné un temps [9 jours exactement] pour se préparer à accueillir l’Esprit-Saint. Il nous est proposé, durant cette neuvaine, de demander l’Esprit-Saint avec confiance ; le demander avec insistance, non parce que le Seigneur “serait sourd”, mais parce que plus je le demande et le désire, plus j’ouvre mon cœur… et ainsi Dieu peut me combler. Demander le Saint Esprit comme l’Amour de Dieu qui vient “m’habituer” à cette Vie divine pour laquelle je suis fait et vers laquelle je tends ; le demander pour qu’Il me rappelle, selon les mots de Jésus, les bienfaits de Dieu pour moi ; le demander afin qu’Il vienne me brûler intérieurement de l’Amour même de Dieu ; le demander pour qu’il m’ajuste à Dieu et m’aider à discerner Sa volonté ; le demander pour qu’Il me pousse à témoigner autour de moi ; le demander pour qu’il m’aide à devenir un saint ! Être chrétien, c’est vivre selon l’Esprit, et ce toujours davantage. C’est donc un temps privilégié qui s’ouvre devant nous… !
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Prier l’Esprit-Saint pour soi, sa famille, ses amis, … mais aussi ses ennemis ! Le demander pour notre Église, notre paroisse, nos voisins, nos pasteurs… Quel plus grand don à demander et à accueillir que Dieu lui-même ? Pourquoi, durant ces neuf jours qui nous séparent de la Pentecôte, ne demanderions-nous pas les uns pour les autres les dons de l’Esprit Saint ? Ces 7 dons qui caractérisent l’action de l’Esprit dans nos vies : sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété, crainte de Dieu. En ces temps difficiles et délicats pour beaucoup, même si les perspectives s’éclaircissent, l’aide du Saint Esprit ne peut nous être que favorable : ne pas décider que par nous-même en fonction de ce que nous pressentons ou désirons… peut nous aider à nous ouvrir davantage à la Volonté de Dieu.

Belle fête de l’Ascension à chacun ! Que notre désir du Ciel grandisse ! Portons-nous les uns les autres avec attention sur ce “chemin du Ciel”. Et demandons l’Esprit Saint… qu’il vienne en abondance sur notre diocèse ! Je vous transmets avec joie la bénédiction du Seigneur.

+Jean-Philippe Nault Évêque de Digne, Riez et Sisteron

Pour nous aider dans cette fin de “confinement du culte public” : – Voir les sites internet ou pages Facebook ou YouTube de vos paroisses. N’hésitez-pas à contacter votre curé ou son CPP pour avoir des infos, des nouvelles, les initiatives en cours… – Les textes et aides diocésaines (messages diocésains, Services diocésains…) sont sur le site diocésain : catho04.fr – Un service d’écoute a été mise en place (avec n° vert) dans le diocèse : voir catho04.fr – Des sites nationaux peuvent aider : eglise.catholique.fr ; aleteia.org ; ktotv.com, …

Messe Chrismale en direct !
® Ce vendredi 22 mai à 18h30, sur le site Youtube, Paroisse de Digne Venez priez avec tout le diocèse !

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SEMAINE « LAUDATO SI »

Le pape François vous invite à célébrer la Semaine Laudato Si

Le pape François vous invite à venir célébrer le 5e anniversaire de son encyclique Laudato Si’ qui a été signé le 24 mai 2015 !
 Joignez-vous aux milliers de catholiques du monde entier et protégeons tous ensemble notre maison commune. En agissant et en priant ensemble, nous pouvons résoudre la crise écologique. Apprenez-en plus sur
https://laudatosiweek.org/fr/home-fr/

L’encyclique du pape François sur l’attention à apporter à notre maison commune, Laudato Si’, est une source d’inspiration dans les moments difficiles. Elle nous encourage à réfléchir sur les valeurs que nous partageons et à créer un avenir plus juste et plus durable.

Le thème de la semaine Laudato Si’ est “tout est lié”. Pendant la semaine Laudato Si’, nous nous réunissons comme un seul peuple dans le monde entier pour discerner dans la prière les leçons de ce moment. Alors que le monde traverse une crise historique, nous réfléchissons et nous nous préparons à construire un monde meilleur.

Laudato Si’ a été accueilli comme un document d’une beauté profonde et durable, et il a incité les gens du monde entier à réfléchir plus profondément sur le Créateur et la Création. Sa vision de l’écologie intégrale, qui voit des liens entre la façon dont nous traitons Dieu, la nature et les autres, offre des vérités simples mais profondes sur les liens qui nous unissent.

Faites preuve de solidarité dans notre monde en partageant un moment de prière à midi, heure locale, le 24 mai. Les catholiques du monde entier seront unis spirituellement car “tout est lié”.

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Mon confinement

par Bernadette (Betty) JEAN-CARBOU

Nous voilà tous confinés ! Nous sommes comme KO par cette nouvelle

On pense « c‘est ailleurs, pas chez-nous » comme si les virus raisonnaient et choisissaient leur lieu de passage – par là …oui   par là-bas …non !!!!!!!

Confrontée à cette réalité je suis perplexe et presque anxieuse au départ, et je songe à mes enfants, à tous les enfants du monde à notre jeunesse, déjà avec les désastres des déchets de la planète que l‘on va leur offrir et maintenant le Virus  !

Mon Dieu ! Voilà le mot ! comme « Maman » ! quand on a peur du mal du monde.

Mon Dieu que faire : et j‘ai prié, prié, et puis j‘ai téléphoné et appelé mes enfants et les personnes fragiles de notre famille- nos amis – comment allons-nous vivre cette épidémie ?

Puis l‘organisation s‘est établie dans notre beau village et le maire et ses conseillers ont pallié pour que tout se passe au mieux et la solidarité a joué son rôle positif – et j‘ai prié avec le chapelet en direct avec Lourdes -puis la messe du matin avec le Pape François à Rome

Durant ce temps j‘ai offert de mon mieux par SMS les jeux et loisirs pour les enfants de l‘association – nous avons fait des dessins qui ont été envoyés dans les Maisons de retraite et EPHAD

et puis la construction des masques nous a occupés du temps et par téléphone ou sms les relations se sont établies pour vivre ce temps confiné chez soi –

Notre curé puis notre évêque nous ont donné de bonnes sources pour nous aider à mieux vivre ces moments difficiles – Merci à Carole pour toutes les infos fournies durant ce confinement –

Pour ma part j‘ai toujours été d‘un monde à part – poète et comédienne – les artistes sont toujours confinés dans leur tête avec une musique spéciale et un monde magique – ce qui fait que je n‘ai pas souffert de solitude – mais j‘ai plutôt profité de ce repos et silence pour créer des histoires et des contes pour enfant et autre- j‘ai beaucoup chanté des chants d‘église comme des chansons les plus belles que je trouvais et qui me donnaient le goût de vivre joyeusement –

puis des ballades à Notre Dame de pitié pour prendre l‘air et encore prié, prié …

Je pense que ce temps à l‘écart nous donne une leçon d‘humilité, de silence, de réflexion sur la vie dans sa beauté, sa bonté et qu‘il faut tenir compte désormais à être plus aimable avec notre monde

créer et non détruire, choisir la douceur plutôt que la violence, la charité plutôt que l‘orgueil

C‘est une remise à niveau de notre planète de notre monde, à nous de comprendre et d‘apprendre à vivre avec Amour

Bernadette (Betty) JEAN-CARBOU

par Geneviève Moy

Je ne m’imaginais pas combien il est difficile d’accepter l’interdiction de nous laisser faire les choses simples de la VIE au quotidien.

Certes, cela permet de se remettre en question sur divers sujets.

  • Être plus à l’écoute des autres, et mieux comprendre la souffrance des personnes.
  • Du négatif, on en retient toujours du positif.
  • Dans mon cas, j’ai eu la chance de garder mes trois petits enfants, Nathan, Manon et Tom pendant 3 semaines, et je pense plus (à venir dès le 11 mai ) Nous avons joué ensemble, il a fallu faire l’école à la maison, et ce n’est pas si simple que cela en à l’air ! Merci à nos Enseignants qui transmettent leur savoir au quotidien.
  • Le plus bel événement de cette période a été de leur apprendre les prières :    JE VOUS SALUE MARIE  et NOTRE PÈRE
  • Il ne leur a pas fallu beaucoup de temps, pour apprendre PAR CŒUR ces merveilleuses PRIÈRES
  • A chaque fois qu’ils récitaient ces PRIÈRES, j’ai pu voir sur leur visage, un émerveillement, et dans leurs yeux des centaines d’étoiles brillantes : comme ils étaient fiers d’avoir appris ces PRIÈRES !

Bien entendu, j’ai un manque de ne pas pouvoir prier dans une ÉGLISE et d’assister à la MESSE, cela devient très pesant, ce manque.

Grâce au Père Barthélémy et à son équipe paroissiale qui ont mis tout en œuvres pour que chaque dimanche, et d’autres jours, nous puissions assister à la Messe.      MERCI

Mais le recueillement à l’Église manque. A la maison c’est bien, mais ce n’est pas pareil !

Dans mes prières quotidiennes, je ne manque pas de penser à vous tous, et de prier pour vous TOUS.

Que le Seigneur nous rende Grâce, pour que cette pandémie cesse, et que très vite, nous puissions nous retrouver.

Merci à TOUS

Que Dieu nous aide et nous protège

Geneviève MOY

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Messe à l’intention des familles endeuillées de notre secteur et de leurs défunts

Monseigneur Jean-Philippe Nault, évêque de Digne, est venu célébrer une messe à la chapelle du presbytère vendredi 1er mai à 18h00. Cette célébration a été diffusée sur Skype, sur Faceboojkainsi que par téléphone, pour les personnes ne disposant pas d’internet.

Toute l’assemblée, même dispersée en restant à son domicile, a ainsi pu se recueillir en mémoire des personnes disparues, et soutenir par la prière les familles affligées.

Un mot d’accueil écrit et lu par les responsables du service des funérailles et du deuil de la paroisse a manifesté la proximité et l’empathie de tous les croyants auprès de ceux qui souffrent en cette période de confinement, que ce soit par la maladie, le deuil ou d’autres épreuves.

Notre évêque a lui aussi su trouver les mots pour rejoindre les habitants et paroissiens réguliers de notre secteur paroissial, en assurant chacun de sa prière régukière et attentive.

La chapelle, décorée pour débuter le mois de Marie, a accueilli la ferveur de tous, montrant que même à distance la foi rassemble et unit.

Monseigneur Nault,

chapelle du presbytère de Banon, le 2 mai 2020

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Cellule d’écoute Coronavirus

Suite à la proposition du père Bernard-Marie Geffroy, de la communauté des pères Trinitaires de Faucon, mais aussi de la Conférence des Evêques de France, Monseigneur Nault a décidé la constitution d’une cellule d’écoute – avec numéro vert – sur notre diocèse.

Cette proposition d’écoute a pour objectif d’accueillir les questions/émotions des personnes souffrant du confinement, sur les plans spirituel, existentiel et pastoral.

Cette écoute démarre dès jeudi 16 avril à 9h00 et pour toute la durée du confinement.

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La paroisse vit à l’heure du confinement…

Pendant la Semaine Sainte

Les célébrations dominicales continuent… mais d’une autre manière ! Le père Barthélémy célèbre les offices dans la chapelle du presbytère, et Cyrille le filme…pour transmettre les images aux paroissiens branchés sur Skype…Voici quelques images de l’organisation…

La Chapelle le jour de Pâques

Vigile Pascale

Cyrille

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TRIDUUM PASCAL

JEUDI SAINT

Rendez-vous à 17h45 sur le SKYPE « Messe à Banon  » pour vivre ensemble la Célébration de la mémoire de la Cène du Seigneur » à 18h00

Vendredi 10 avril, vendredi saint,

Rendez-vous sur SKYPE à 15h00 pour le Chemin de Croix,

et à 18h00 sur SKYPE pour la Célébration de la Passion (et Vénération de la Croix) Préparez un espace de prière avec une croix

Samedi 11 avril, samedi saint,

Rendez-vous à 21h00 sur SKYPE pour la Vigile Pascale Préparez une bougie pour vivre vous aussi la victoire de la Lumière dans les ténèbres)

Dimanche 12 avril, Saint jour de Pâques

Messe à 10h30 sur SKYPE .

si vous désirez suivre les célébrations sur Skype, merci de vous inscrire en utilisant la zone « contact » du bas de la page

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semaine Sainte 2020

Méditation proposée par le cardinal Ricard

Chers amis,

Comme promis vous trouverez ci-dessous la méditation donnée par le Cardinal Jean-Pierre Ricard pour nous accompagner durant cette semaine Sainte.
Merci à lui de son travail et de sa proximité. Que ce texte nous aide à entrer dans le Mystère célébré, et fasse grandir entre nous une belle communion autour de l’offrande d’amour du Seigneur pour nous.

C’est une grande semaine qui s’ouvre pour nous chrétiens…
Le sommet de notre vie liturgique va se déployer devant nous, pour nous avec nous.
En cette année si particulière, nous allons vivre ce temps seuls pour la majorité d’entre nous, en tout cas éloignés de nos communautés habituelles et sans offices structurés à notre disposition…
Les curés de vos paroisses ont tous reçu des propositions précises pour vivre ce temps “à la maison” ; beaucoup ont organisé des temps de prière communs (à distance). N’hésitez-pas à leur demander.
Des propositions jour par jour ont été faites, mais nous pouvons aussi rejoindre les grands médias catholiques (KTO,RCF…) qui proposent par internet de multiples possibilités.
Sur le site du diocèse, vous retrouverez les principaux textes ou liens possibles.

Que ce temps de retrait obligé, soit aussi pour nous l’occasion de nous recentrer sur l’essentiel, notre amitié avec le Christ. Que ce temps qui fait mémoire du cœur de notre Foi, la mort/résurrection du Christ, nous fasse grandir dans le désir d’une vraie conversion et d’une intimité toujours plus grande avec le Seigneur.
Ne serait-ce pas aussi l’occasion de donner un pardon difficile et d’appeler des personnes “oubliées” de nos réseaux habituels…
Les consacrés du diocèse nous portent dans leur prière et leur offrande…

Belle Semaine Sainte à chacun !
Restons unis par la prière et l’amitié.
Que dans le silence de cette Grande Semaine grandisse notre Foi et notre communion.
A bientôt !


+Jean-Philippe NAULT
évêque de Digne

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Proposition d’Acte de communion spirituelle

[rédigée par le diocèse de Vannes]

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62).

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

Maranatha, viens Seigneur Jésus.

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Bénédiction Urbi et Orbi du 27 mars 2020

Retrouvez la bénédiction Urbi et Orbi donnée par le Pape François depuis Rome le 27 mars: https://www.youtube.com/watch?v=JgEBdOO6Juk

Homélie du pape François, 27 mars.

« Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Évangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Évangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.

À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”,     « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insufflent l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la coresponsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant laprière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !

« Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance, capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu. Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5). Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).


Philippine De Saint Pierre

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Mallefougasse-Augès

Mallefougasse-Augès est situé au pied de la montagne de Lure, sur la route départementale D951, à 25 kilomètres de Forcalquier et à 20 kilomètres de Sisteron. Le nom des habitants de Mallefougasse-Augès est Fougassais.

Un village né au Moyen Age 

Le terroir de Mallefougasse trouve son origine au cœur de l’histoire médiévale de la Provence. Durant tout le Moyen Age, le terroir de Mallefougasse fut étroitement lié au diocèse de Sisteron dont les évêques, seigneurs spirituels de cette ville, prêtaient à tour de rôle serment de fidélité totale « hommage lige » aux comtes de Provence, en échange de quoi ils gardaient en gage le fief de Consonoves, alias « bosc croumpat », territoire de Mallefougasse à partir du XIXème siècle.

En grimpant au dessus du village, vous pourrez voir le chateau de Casenoves qui date des XVII° et XVIII° siècle.

L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste est un rare spécimen du premier art roman provençal, dont quelques parties ont été conservées. Elle est peut-être construite à l’initiative des moines de Saint-André d’Avignon, sur plan basilical. Par comparaison avec la chapelle Saint-Donat de Montfort, et malgré les changements importants opérés au XVIIe siècle, elle peut être datée du milieu du XIe siècle. Elle recèle de très belles fresques du XVIIe siècle, cachées sous des peintures du XIXe siècle. Les absidioles, minuscules, sont reliées à la nef par d’étroits passages voûtés.

Son clocher roman est inscrit depuis 1997 sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

L’église est proche du château de Consonoves (ou Consonaves), qui date des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est construit sur l’emplacement d’une motte castrale datant du début du XIe siècle. Le bâtiment actuel date de 1551 (linteau d’une porte latérale), mais a subi des travaux conséquents au XVIIIe siècle. La façade compte un étage et un pignon, en bel appareillage de pierres plates. La terrasse permet d’admirer la vallée de la Durance et les Pénitents des Mées.

De très belles balades sont à faire autour du village, en particulier par la route pittoresque du Grand Vallat qui vous conduira jusqu’à la chapelle Saint-Donat.

Histoire

Dans l’Antiquité, le territoire de Mallefougasse-Augès fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), qui peuplent la montagne de Lure, en étant fédérés aux Voconces. Après la Conquête (campagnes de 125-124 av. J.-C.), ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ce peuple est détaché des Voconces et forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron).

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire.

Au XIIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon s’est fortement implantée dans le secteur, possédant simultanément les églises d’Augès, de Consonaves et de Mallefougasse.

De la fin du Moyen Âge à la Révolution française, les trois communautés villageoises (Augès, Consonoves et Mallefougasse) relevaient de la viguerie de Forcalquier.

Augès

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait les deux églises, haute et basse, d’Augès, dont le prieuré Saint-Georges d’Augès.

Augès est cité dans les chartes sous forme d’un castrum (lieu fortifié) entre 1225 et 1250. Il compte 62 habitants en 1765.

Consonoves

Le village le plus ancien serait situé à Consonoves : une motte castrale y est présente dès le XIe siècle (dite Consonavis à ce moment). Ce castrum s’élevait en limite ouest du territoire actuel de Mallefougasse-Augès, à 719 m d’altitude. Il en subsiste des vestiges permettant d’apprécier sa puissance, pour une fortification de cette époque : mur d’1,40 m d’épaisseur, protégeant une plate-forme de 250 m2 environ, et renforcé d’une tour. Cité une unique fois en 1045, il a pu être construit à la fin du Xe siècle. Centre administratif, probablement situé sur un itinéraire de Sisteron à Apt, c’est Consonoves qui concentre la majeure partie de la population du secteur au Moyen Âge, Mallefougasse et Augès étant des villages secondaires.

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait l’église de Consonoves, et en percevait les revenus. Le seigneur était le comte de Provence, jusqu’à la fin du XIIIe siècle. En 1296 il cède le droit d’albergue à l’évêque de Sisteron. Mais dès le XIIIe siècle, c’est l’abbaye de Cruis qui contrôle le territoire. Au siècle suivant, elle possède le castrum. Tout au long du Moyen Âge, des conflits opposent l’abbaye, propriétaire des forêts, aux Sisteronais, qui viennent s’y fournir pour leurs différents usages (chauffage, construction, ameublement, etc.). En 1266, une sentence limite leur usage à la collecte de bois de chauffage, et quatre gardes sont recrutés pour en surveiller l’application. Les défrichements sont aussi interdits à l’abbaye de Cruis. Finalement, en 1436, les bois de Consonaves et de Bois-Crompat sont cédés à Sisteron, tandis que l’abbaye gardait les droits de justice et les terres arables.

En 1391 ou 1392, dans le contexte de la guerre de l’Union d’Aix, le castrum de Consonaves est détruit. Le site est indiqué comme déserté en 1400, et le reste jusqu’à la fin de la guerre de Cent Ans. Bien que réoccupé, il ne retrouve pas son ancienne importance : à la veille des guerres de religion, les fortifications sont toujours en ruines, et seules « six granges » (six fermes) sont habitées.

Au XVIe siècle, c’est la ville de Sisteron qui est seigneur du lieu.

La version sur la situation géographique de Consonoves est fortement remise en cause par les documents originaux trouvés par l’association Au pied du mur de Mallefougasse. En effet dans un document de 1776 signé au château de Consonoves entre Consonoves et Mallefougasse concernant les frais à payer par les habitants de Consonoves pour l’entretien de l’église, (ces derniers ne participent en rien à l’entretien de l’église de Mallefougasse), on trouve les noms des signataires au nom de Consonoves, noms que l’on retrouve dans les recensements aux hameaux de Chapelet, la Grange et les Buissières.

Mais le document le plus intéressant c’est une visite durant trois journées du terroir de Consonoves les 6,7 et 8 novembre 1721 par des estimateurs, à la demande de la Marquise Anne Daveussian, (représentée par le Sieur Giraud-Gaubert) veuve de Jean-Joseph Antoine de Glandevès Chevalier et Marquis de Niozelles, Seigneur de Pierrerue et Consonoves ses dépendances et autres places. Ce document retranscrit la visite des estimateurs pour évaluer les dégâts occasionnés par les cochons et les chèvres des habitants de Mallefougasse dans les chênaies de Consonoves, dont voici quelques détails: « au septentrion la route de Forcalquier à Sisteron, au levant la commune de Montfort, au midi la commune d’Augès et au couchant la commune de Mallefougasse les détails de cette visite permettent aussi de situer l’emplacement de l’église de Consonoves (ou il y a une vieille masure qui était autrefois l’église de Consonoves) » Consonoves se situe donc à l’est de Mallefougasse.

Mallefougasse

La localité de Mallefougasse appartient aux vicomtes de Sisteron jusqu’en 1045. La motte est d’abord partagée entre l’abbaye Saint-Victor de Marseille et les chanoines de Forcalquier, puis est donnée à l’abbaye Saint-André-de-Villeneuve-les-Avignon (1118).

L’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait le prieurés Saint-Jean-Baptiste de Mallefougasse. L’église de Mallefougasse passe à l’abbaye de Cruis et enfin est rattachée avec cette abbaye à l’évêché de Sisteron, qui perçoivent les revenus attachés à cette église.

La communauté de Mallefougasse est complètement inhabitée au XVe siècle, et le village recréé dans la deuxième moitié du XVIIe siècle.

En 1807, le village de Consonoves (8 bastides habitées en 1698 et 56 habitants en 1806) est rattaché à Mallefougasse. Une placette derrière l’église en perpétue le souvenir.

Le coup d’État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 22 habitants de Mallefougasse sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie.

Comme de nombreuses communes du département, Mallefougasse se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Mallefougasse, et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Saint-Lions sont régulièrement scolarisées. Quant à Augès, la commune n’ouvre d’école qu’avec les lois Ferry.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans les communes de Mallefougasse et d’Augès. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée. De la même façon, la culture de l’olivier, pratiquée sur de petites surfaces au XIXe siècle, jusqu’à l’altitude de 600 mètres, exceptionnellement jusqu’à 700 mètres, a aujourd’hui disparu.

En 1973, la commune d’Augès en voie de désertification fusionne avec Mallefougasse, la nouvelle commune prenant le nom de Mallefougasse-Augès. Cependant, répondant aux désirs des propriétaires des terrains, la plus grande partie du territoire de la commune, dont l’ancien chef-lieu, est rattachée à Peyruis en 1975, Mallefougasse-Augès ne conservant finalement que 111 hectares de l’ancienne commune dont elle porte le nom (situés dans le ravin des Gachen).

TOPONYMIE

les plus anciens documents mentionnent ce village sous sa forme latinisée : MALAFUGACIA. Ce nom apparaît dans les chartes ecclésiastiques attribuant l’église Saint Jean Baptiste, ainsi que les églises d’Augès, à l’abbaye Saint André de Villeneuve lès Avignon. Il s’agit des bulles et privilèges des Papes Gélase II (1118), Innocent II (1143), Alexandre III (1178) qui se copient et mentionnent toutes MALAFUGACIA.

Fugacia, qui à l’époque de la rédaction des chartes (début du XIIe siècle) désignait un lieu sauvage, réservé au gros gibier (voir plus bas dans ce texte) a été confondu par la suite avec Focacia > Fougasse, pain cuit sous la cendre : Mala focacia en 1274, cité par Louis Pelloux d’où le nom, peut-être ironique, mentionné par le même Pelloux pour 1218: Malo tortello = mauvais gâteau.

Le dictionnaire Ducange (Glossarium mediae et infimae latinitatis), donne pour Fugacia, la définition suivante (traduite car le dictionnaire est rédigé en Latin)  « Portion de campagne réservée aux cerfs et aux bêtes sauvages, sans aucune clôture, gérée non pas par les lois forestières, mais par ses propres privilèges, terrain de chasse ». Ce même dictionnaire donne à l’appui de cette définition un exemple tiré de la charte de Mathilde 1ère, impératrice, par laquelle elle éleva Milon de Gloucester au rang de Comte d’Herford : « Je désire que tous les biens susmentionnés qu’il tenait de moi [il puisse en jouir] librement et paisiblement, dans les bois et dans la plaine, dans les forêts et dans les terrains de chasse, dans les prés et les pâtures… (in forestis et fugaciis, in pratis et pasturis) »

Cette référence donnée par l’ancien mais excellent dictionnaire Ducange, dictionnaire du bas latin et du latin médiéval, est précieuse car l’impératrice Mathilde a vécu de 1102 à 1167, c’est-à-dire exactement à l’époque où les papes Gélase II, Innocent II et Alexandre III faisaient don de l’église de Mallefougasse à l’abbaye Saint André de Villeneuve. (chartes de 1118, 1143, 1178)

Le sens attribué par le scribe au nom du prieuré était donc « Mauvais terrain de chasse au gros gibier ». Rien à voir avec le pain à ce moment-là ! La confusion entre fugacia = terrain de chasse et focacia= fougasse s’est produite plus tard. Mais cela ne signifie pas que ce sens soit conforme au nom véritable du lieu. La forme Malafugacia est en effet à rapprocher d’une longue série de toponymes provençaux commençant par la même racine ou ses variantes (man-, mar-, etc.) : Malijai, Mallemoisson, Malaucène, Malaussène, mais aussi Manosque, Mane, Mandelieu, etc.. Charles Rostaing écrit : « Le sens généralement admis est « montagne ». Toutes les localités ainsi nommées sont situées dans des régions montagneuses. »

Le nom de ce village pourrait se rattacher à cette racine, mais dans ce cas il reste à expliquer l’autre composante (de même époque prélatine) qui a été interprétée par le latin Fugacia. Et faute de document cette recherche est pour l’heure impossible : dans quelle langue ce nom a-t-il été créé ?

Un autre rapprochement pourrait se faire avec MALGA, toponyme fréquent dans l’Italie alpine, surtout dans les Dolomites, et qui désigne un territoire d’altitude consacré à l’élevage laitier. Mais là aussi il faut être prudent.

Enfin dernière éventualité : le recours au terme Mallus, Mallum. À l’époque franque ce terme désigne un tribunal siégeant en plein air et jugeant des affaires mineures. Il se tenait sur des espaces découverts, au centre des territoires, ou à proximité des grands carrefours, sous la présidence du comte ou de son représentant. Cette pratique est à l’origine de quelques noms de lieux : Mallemort, La Malle (près de Bouc bel Air30. Bien que le terroir de Mallefougasse ne semble pas propice à l’établissement d’un tel tribunal, ce n’est pas non plus une hypothèse à rejeter. Il faudrait cependant en trouver des traces dans les annales, ce qui n’est pas le cas actuellement.

De toutes façons cela ne pourrait expliquer que le début du nom. La fin risque de rester mystérieuse longtemps encore.

En conclusion, comme souvent en toponymie, il est difficile de donner avec certitude une explication au nom de notre village. La version que nous donnent les chartes pontificales : MALAFUGACIA = mauvais terrain de chasse a le mérite de donner un sens plausible, à la différence des explications faisant allusion au pain, mais repose sur l’idée que le terme MALA est latin, ce qui est probablement inexact. Il faudrait disposer de documents plus anciens pour pouvoir formuler une hypothèse acceptable.

Anciennes communes :

    Augès, anciennement de Augeto (1274) de alvea (creux) augmenté du suffixe -ensem.

    Consonoves signifierait « maison neuve ».

Retrouvez les détails des informations : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mallefougasse-Aug%C3%A8s

Vous pouvez retrouver l’histoire du village en suivant ce lien : http://mallefougasse.chez-alice.fr/documents/histoire.html

Mise en avant

Les annonces paroissiales

  • Christine et Vincent GERAUD

    Leur CD personnel est enfin disponible !

    Quelques exemplaires sont à la vente à Banon (15€)

    Pour écouter quelques extraits : http://www.exultet.net/eshop/pages-product_music_info/product-11440/eglise-leve-toi.html

  • En novembre, rendez-vous au cimetière de votre village, le père Barthélémy bénit les tombes de ceux qui le souhaitent.
    • Dimanche 1er,         12h15- St Étienne les Orgues
    • Lundi 2,                    16h30- Banon
    • Samedi 7,               15h00 – Carniol
    •                                     15h30 – Simiane la Rotonde
    •                                     16h30 – Revest du Bion
    • Dimanche 8,         14h00 – Cruis
    •                                    15h00 – Mallefougasse
    • Samedi 14,              15h30 – Montlaux
    •                                    16h30 – Fontienne
    • Dimanche 15,         15h00 – Ongles
    •                                    16h00 – Lardiers
    • Samedi 21,              15h00 – La Rochegiron
    •                                    15h45 – L‘Hospitalet
    •                                    16h30 – Saumane
    • Dimanche 22,         15h00 – Redortiers
    • Samedi 28,            15h30- Montsalier
    •                                    16h30 – Revest des Brousses
    • Lundi 30                  12h00 Revest st Martin

  • MOOC DE LA MESSE

    POUR EN SAVOIR PLUS : https://youtu.be/A6HuROXfi-8

  • Offrandes, Casuel….

    L’Église accompagne et donne sens aux événements de la vie.

    Elle assure une présence, un accueil, un accompagnement, tout cela est gratuit comme l’amour de Dieu.

    Faire une offrande à l’Église au moment de la célébration d’un baptême, d’un mariage ou de funérailles, c’est aussi entrer dans cette démarche du don.
    Il ne s’agit donc pas de payer une messe, le baptême, le mariage ou la célébration de funérailles que l’on a demandé, mais de participer généreusement à la vie de la paroisse.

    Par votre don, vous apportez à l’Église le soutien matériel nécessaire pour remplir son service envers vous et envers tous. Soyez-en vivement remerciés.

    Ces offrandes sont une aide pour assurer la vie quotidienne des prêtres.

    Un montant indicatif est proposé par la Conférence des Évêques de France :

    • Pour la célébration d’une messe : 18 €
    • Pour une Neuvaine : 180 €
    • A l’occasion d’un baptême : à partir de 50€
    • A l’occasion d’un mariage : 200€
    • A l’occasion de funérailles : 170€

    Par chèque inscrire « Association diocésaine de Digne /Montagne de Lure  » au titre de bénéficiaire

  • C’est aussi la rentrée du caté !

    Rendez-vous à partir du mardi 8 septembre….

    Les rencontres sont déjà fixées :

    • 8 et 22 septembre
    • 6 et 13 octobre
    • 3 et 17 novembre
    • 2 et 15 décembre
    • 5 et 19 janvier
    • 2 et 16 février
    • 9 et 23 mars
    • 6 et 20 avril
    • 11 et 25 mai
    • 2, 15 et 29 juin

TOUS FRÈRES ?

Alors que notre conseil pastoral, réuni autour de notre curé le père Barthélémy, a mis en place une vision et un projet pastoral construits autour de la FRATERNITÉ pour les années qui viennent ; Le Pape François a signé ce samedi 3 octobre à Assise sa troisième encyclique : Fratelli Tutti, sur la fraternité, et l’amitié sociale.

DE QUOI S’AGIT-IL ?

POUR TOUT SAVOIR SUR CETTE ENCYCLIQUE : https://paroissemontagnedelure.fr/fratelli-tutti/